Le service extérieur de la Commission
in Collegium nr 14 - 11.1999
de Emmanuelle Roure (*)


Dotées de la personnalité juridique internationale, à la différence de l'Union européenne, les Communautés européennes prennent place parmi les sujets de droit international. Les Communautés européennes ont ainsi vocation à utiliser l'ensemble des moyens d'action internationale, parmi lesquels, le droit d'entretenir des relations avec d'autres sujets de droit international, autrement appelé "droit d'ambassade" ou "droit de légation". Le droit de légation comporte deux aspects: la légation passive et la légation active. "Le droit de légation active est celui d'envoyer des représentants auprès d'Etats tiers ou d'organisations internationales. Le droit de légation passive est celui de recevoir les représentants diplomatiques des puissances étrangères" (Nguyen Quoc-Dinh, 1994). Si le droit de légation passive des Communautés européennes n'a, ni en pratique, ni en théorie, posé de difficultés (1), le droit de légation active des Communautés européennes s'est heurté dans sa mise en oeuvre à des difficultés à la fois d'ordre interne et d'ordre externe. Difficultés avant tout d'ordre interne, car le Traité ne contient que peu d'indications. Il faut également tenir compte de la répartition de compétences entre la Communauté européenne et les Etats membres, de la dualité organique Conseil-Commission et, plus encore, des réticences des Etats membres qui n'entendent pas s'effacer au profit d'une représentation communautaire exclusive, a fortiori au profit de la Commission. Difficultés d'ordre externe enfin, celles-ci résultant soit de réticences d'ordre politique ou juridique d'Etats tiers, soit des traités constitutifs des organisations internationales. "La conduite par les Communautés européennes de relations diplomatiques avec les Etats tiers et les organisations internationales est plus compliquée qu'il n'y paraît à première vue" (Macleod, Hendry et Hyett, 1996).

Ce contexte explique que, dans les faits, des délégations extérieures d'un des organes des Communautés européennes - la Commission européenne - ont progressivement été mises en place comme structures administratives permanentes, différentes à la fois des ambassades étatiques et des représentations extérieures d'organisations internationales. La Commission s'est en effet vue reconnaître le droit d'ouvrir des délégations permanentes auprès d'Etats tiers et de certaines organisations internationales. Cette permanence contraste avec la Présidence tournante du Conseil, qui est représentée par les missions diplomatiques de l'Etat assurant la Présidence. Le Conseil ne pouvait être organiquement absent de la représentation extérieure communautaire. Le système communautaire de représentation extérieure se trouve ainsi caractérisé par une dualité organique et fonctionnelle de la représentation des Communautés européennes auprès des Etats et organisations internationales. "Cette dualité parait inévitable au stade actuel de l'intégration" (Louis, 1993).

Après avoir présenté les structures des délégations extérieures de la Commission et leurs fonctions, cet article a pour but d'analyser leur avenir dans l'émergence d'une Europe en tant qu'acteur international à part entière et non plus simple "puissance civile" (Gasteyger, 1996).

Les trois dimensions du service extérieur de la Commission

Les ouvertures de délégations extérieures n'ont pas correspondu à un plan d'ensemble, suivant des dispositions générales du Traité. Mais cela n'a pas empêché le développement du service extérieur de la Commission, unifié depuis 1994, et qui au 1er janvier 1997, comptait 127 délégations (2). L'argument de réciprocité - le droit de légation active n'est que la contrepartie du droit de légation passive - ne permet pas d'expliquer à lui seul le développement du service extérieur de la Commission; cet argument serait même "sans valeur" (Pescatore, 1961). Ce sont avant tout des procédés pragmatiques qui président à l'installation de délégations extérieures. Est reconnu à la Commission un pouvoir autonome d'organisation interne, correspondant à une gestion fonctionnelle décentralisée. Créées par la Commission qui en nomme les agents, les délégations ne peuvent être installées qu'avec l'accord de l'Etat d'accueil, cet accord étant soit tacite, soit express (3). Le chef de la délégation est accrédité auprès du chef de l'Etat d'accueil: il a le titre de courtoisie d'ambassadeur. Mais les délégations ne sont pas des ambassades même si le traitement est quasiment analogue (protection diplomatique des locaux et du personnel).

On peut distinguer deux types de délégation auprès des Etats tiers: les délégations auprès des Etats Afrique-Cara‹bes-Pacifique (ACP) et les délégations auprès des autres Etats tiers. A ces deux catégories s'ajoutent les délégations extérieures de la Commission auprès d'organisations internationales (4). Les fonctions attribuées aux délégations diffèrent selon leur type.

Les délégations dans les pays ACP

Historiquement de nombreuses délégations de la Commission doivent leur existence aux grands programmes d'aide au développement qui ont été lancés dans les pays signataires des conventions de Yaoundé et de Lomé. L'existence de relations spécifiques entre les Communautés européennes et les pays ACP est prévue au titre IV de la Convention de Lomé de 1975. L'article 3 1.1 du protocole nr 2 de la Convention de Lomé constitue la base juridique des délégations. Le chef de délégation de la Commission, sur demande de l'Etat ACP, apporte son concours technique à la préparation et à l'instruction des projets financés par les Communautés européennes. Collaborant avec les autorités nationales à l'examen régulier de l'état des projets, il procède à une évaluation semestrielle des interventions du Fonds de développement dans l'Etat ACP et en fait rapport à la Commission. Dès son installation, la délégation devient pour le pays hôte un interlocuteur privilégié pour traiter les affaires relevant de la Communauté. Ainsi, du fait des moyens d'action financiers en jeu (pour la période de référence 1996-2000, l'aide de la Communauté aux pays ACP a été fixée à 14,625 milliards d'écus), le chef de la délégation détient une place aussi importante que celle des représentants des Etats membres, d'autant que les domaines de coopération avec les Etats ACP sont aujourd'hui plus nombreux et l'appui structurel s'ajoute désormais aux programmes de développement traditionnels.

Les délégations dans les autres pays tiers

La Commission a également implanté des délégations dans des pays tiers autres que les pays ACP. Ces délégations ont dû développer notamment leurs compétences dans le domaine politique, afin de permettre à la Commission de jouer pleinement son rôle dans les différents organes de décision de la politique étrangère et de sécurité commune. Parmi les fonctions traditionnelles, l'information, c'est-à-dire faire connaître à l'extérieur les réalisations et objectifs des Communautés européennes, informer celles-ci en retour sur divers aspects de l'opinion dans les pays concernés, constitue une activité importante. La création des délégations permanentes est souvent précédée ou accompagnée par l'installation de bureaux de presse et d'information. A la suite de l'émergence sur la scène internationale d'une Union composée de quinze Etats membres, "il est devenu plus que jamais nécessaire d'expliquer aux leaders d'opinion et au grand public des pays tiers le rôle en perpétuelle évolution que l'Union européenne joue en ce monde"(5). Dans la Communication "Agenda 2000" de la Commission, du 16 juillet 1997, est affirmée la nécessité que "la réalité de la présence européenne [soit] mieux expliquée et valorisée, afin d'accroître les marges de manoeuvre de la politique étrangère commune". La lisibilité de l'action extérieure de l'Union européenne passe par ce travail d'information.

Les délégations jouent également un rôle important dans la gestion quotidienne des relations commerciales entre la Communauté et les pays tiers. L'importance de la politique commerciale commune dans le cadre du GATT a impliqué une présence de la Commission dans les pays industrialisés, notamment à Washington et à Tokyo. Ce qu'on peut appeler la "diplomatie économique" est devenue essentielle dans les relations internationales actuelles. Les délégations entretiennent des contacts réguliers avec les autorités nationales pour discuter de problèmes commerciaux spécifiques.

En matière d'assistance technique et de coopération économique, les délégations extérieures ont vu leur rôle s'accroître, la chute des régimes socialistes dans l'ancienne Union soviétique et en Europe centrale et orientale ayant entraîné le développement rapide de la représentation de la Commission dans ces pays. Les divers programmes communautaires d'assistance technique (programme PHARE et TACIS) et de soutien aux réformes économiques ont atteint des proportions considérables. La délégation garantit pour le compte de la Commission que la mesure est mise en oeuvre dans le respect des bonnes pratiques financières et techniques.

Les délégations de la Commission ont du développer leurs compétences dans le domaine politique afin de permettre à la Commission de jouer pleinement son rôle en matière de politique étrangère et de sécurité commune. Le deuxième pilier du traité sur l'Union européenne a d'ailleurs reconnu explicitement l'existence des délégations extérieures de la Commission dans son article J6. La fonction particulière du réseau des délégations extérieures dans la mise en oeuvre de la politique étrangère et de sécurité commune l'est également dans la pratique, ainsi qu'il ressort, par exemple, de sa contribution substantielle apportée lors de la mission d'observation des élections de Russie de 1989 (6). Dans la mesure o- la Commission est pleinement associée aux travaux dans le cadre du second pilier, les délégations ont en retour, sur le terrain, vu leurs fonctions traditionnelles supplantées par une activité plus nettement politique.

Les délégations auprès des organisations internationales

A la différence de la mise en place des délégations extérieures de la Commission auprès des Etats tiers, qui relèvent essentiellement de son pouvoir d'organisation interne, les Traités prévoient l'établissement de relations entre la Commission et les organisations internationales (7). L'établissement de relations entre la Communauté européenne et les organisations internationales se fait également sur une base conventionnelle. La nécessité pour les Communautés européennes de participer aux travaux des organisations internationales s'explique avant tout par la volonté de se faire reconnaître en tant qu'entité exerçant les compétences qui lui ont été attribuées par le Traité et par la nécessité d'une coordination des intérêts communautaires et nationaux.

Les problèmes de fonctionnement les plus fréquents concernent les modalités de vote au sein des organisations internationales et les partages de compétence entre les Etats membres et la Communauté. En outre, la place et le rôle de la délégation varient selon le statut de la Communauté au sein de l'organisation internationale concernée. Ont été établies des délégations extérieures de la Commission: à Genève, pour les relations avec le GATT (désormais l'OMC), l'OIT, la Commission économique des Nations-Unies pour l'Europe, la CNUCED; à New-York auprès des Nations-Unies; à Paris auprès de l'OCDE et de l'UNESCO; à Vienne, o- une délégation est chargée des relations avec l'AIEA et à Rome auprès de la FAO. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'une délégation soit ouverte auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg.

Force est de constater l'hétérogénéité des délégations extérieures de la Commission, ainsi que la multiplicité de leurs fonctions. "C'est une étrange variété d'ambassadeurs ingénieurs et agronomes en Afrique, un ancien journaliste du Guardian à Ankara, un français d'origine vietnamienne spécialiste du commerce à Genève, un économiste britannique à Moscou et un ancien ministre des Affaires étrangères à Washington". On peut se demander dans ces conditions si ces ambassadeurs sont "le noyau de ce qui un jour deviendra effectivement un ministère des Affaires étrangères européen?" (Buchan, 1993).

Le futur noyau d'une diplomatie européenne?

Etendues et ayant des fonctions de plus en plus diversifiées, les délégations extérieures sont confrontées à l'ambigu‹té de leur statut et à la nécessaire mise en adéquation de leurs moyens avec leurs nouvelles missions. L'élargissement et l'approfondissement de l'Union européenne, de même que l'évolution du rôle international de celle-ci sont autant de facteurs qui renforcent ou renforceront le rôle joué par les délégations de la Commission dans une large gamme d'activités. An début de 1995, la Commission a commencé un recensement de l'utilisation des fonds et du personnel, afin de s'assurer que ces ressources sont utilisées à bon escient, en fonction des priorités de l'Union européenne. Le Parlement européen a encouragé dès le départ cette initiative. Un rapport, adopté par la Commission le 27 mars 1996, dit "rapport Williamson" (8), du nom du Secrétaire Général de la Commission qui en a conduit les travaux, pose les bases d'une telle réforme, passant par la professionnalisation du service extérieur et le renforcement de la décentralisation.

Les défis auxquels se trouvent confrontés le service extérieur de la Commission ne se limitent pas à l'indispensable amélioration de sa gestion. Il est prévisible en effet, compte tenu de l'approfondissement de l'Union européenne dans de nombreux domaines, que le service extérieur européen devra également produire un effort qualitatif d'accompagnement non négligeable. L'évolution des fonctions du service extérieur de la Commission tend à faire évoluer sa nature même.

La réorganisation du service extérieur de la Commission

En 1994, la Commission a décidé de créer un "service extérieur unifié", afin que les délégations extérieures aient toutes la même structure et le même statut. La gestion du personnel du service extérieur de la Commission est confiée à partir de 1994 à la Directions Générale 1A, Direction E "gestion du service extérieur". Cette Direction E est assistée d'un Comité de Gestion et d'un Comité Directeur. La volonté a été de créer une seule et même unité administrative et d'assurer l'efficacité dans le fonctionnement et la cohérence dans les actions vis-à-vis de l'extérieur. Ce sont les mêmes considérations qui ont amené la Commission à charger un groupe de travail, présidé par le Secrétaire Général de la Commission M. Williamson et composé des Directeurs Généraux des Directions Générales IA, I, I Nord-Sud, VIII et IX, ainsi que d'autres Directeurs Généraux et chefs de service concernés, de procéder à l'examen des besoins à plus long terme du service extérieur et les conséquences qui en découlent sur la carrière des agents, la dynamisation et la gestion de la mobilité du personnel, le rôle des délégations, leur organisation et le niveau souhaitable de décentralisation. On notera au passage le haut niveau des membres de ce groupe de travail et le fait qu'il était présidé par le fonctionnaire le plus gradé des services de la Commission, ce qui démontre que la réflexion menée semblait essentielle, mais aussi difficile à l'institution.

Un des principaux apports de ce rapport est d'insister sur la nécessité de la professionnalisation du personnel des délégations extérieures de la Commission, afin de créer un véritable service diplomatique européen. Les principes directeurs de cette création seront l'obligation de servir à l'extérieur, la formation du personnel (apprentissage des langues difficiles, programmes de stage de formation pratique, formation continue), système de rotation, décentralisation des responsabilités, mise en place d'un réseau de communication etc. Les orientations proposées tiennent compte de l'évolution du rôle international de la Commission et de l'évolution des responsabilités qui en découlent pour ses délégations. Selon le rapport précité, le passage de la coopération politique européenne à la politique étrangère et de sécurité commune requiert des efforts d'adaptation, tant au niveau du siège, qu'au niveau de la délégation extérieure. L'approfondissement de la dimension politique dans le travail quotidien des délégations rend nécessaire, avant tout, la formation du personnel en charge, le renforcement du courant d'information et d'instruction et la traduction dans les faits de la coordination politique dans les Etats tiers dans un cadre plus institutionnel. Une communication des Commissaires responsables de la politique extérieure de la Commission, adoptée le 8 avril 1997 (9) par la Commission, fait suite et complète le rapport Williamson. La Commission envisagerait en outre la création d'une structure spécifique (sur le modèle d'"agence de développement"), de mise en oeuvre des aspects administratifs et techniques de programmes et projets de coopération au développement. Sur la base d'une autre évaluation, la Commission serait également appelée à décider de l'éventuelle création d'une agence externe qui pourrait, à terme, remplacer l'Office européen d'aide humanitaire, créé en novembre 1991.

Conclusion: Quel avenir pour le service extérieur de la Commission ?

Le rôle et la place des délégations de la Commission varient selon leur domaine d'action: alors que dans le cadre de compétences communautaires, la délégation jouit de la position centrale de la Commission dans la structure institutionnelle communautaire, le rôle de la Commission - et par reflet celui de la délégation -, est celui d'un protagoniste collatéral en matière de coopération politique. Or, dans un contexte d'approfondissement de la dimension politique des délégations, les moyens des délégations ne sont pas forcément adaptés aux responsabilités internationales de l'Europe.

En outre, l'éclatement de la représentation de l'Union européenne entre plusieurs entités ne facilite pas toujours, par rapport aux Etats tiers, la lisibilité de l'action européenne. Le Traité d'Amsterdam ne clarifie pas cette situation, en créant deux nouvelles structures: le Secrétaire général du Conseil, Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune; l'Unité de planification de la politique et d'alerte rapide, placée sous l'autorité du Secrétaire général. Force est de constater que le nouveau Traité renforce la position du Conseil en matière de relations extérieures, notamment dans le cadre du second pilier.

Quel avenir dans ces conditions pour les délégations extérieures? La première voie serait de laisser se poursuivre une évolution qui accroît le nombre et le rôle des délégations de la Commission, voie qui a été suivie jusqu'à présent. On atteint toutefois les limites de ce système non encadré juridiquement et qui laisse le nombre de délégations extérieures croître sans réel plan d'ensemble.
Une seconde voie consisterait à examiner s'il est possible que dans certains Etats les délégations de la Commission supplantent les ambassades des Etats membres de l'Union européenne. Cette voie semble irréalisable à court terme compte tenu de la résistance des ministères des Affaires étrangères des Etats membres.

La troisième voie viserait à créer une représentation unique: il s'agirait alors d'organes nouveaux communs au Conseil et à la Commission. Dans ce schéma, la Commission proposerait, le Conseil déciderait la création, mais aussi adresserait des instructions préparées au Coreper en collaboration avec la Commission - et recevrait les rapports. Le progrès est que le service extérieur serait désormais constitué par des délégations extérieures de l'Union européenne, ce qui suppose l'attribution de la personnalité juridique internationale à l'Union. La Commission perd dans ce cas son instrument propre, mais la représentation externe de la Communauté européenne serait unifiée. C'est dans le sens de cette troisième voie qu'il convient que s'orientent les réflexions sur la réorganisation institutionnelle de la politique extérieure européenne.



(*) Promotion Leonardo da Vinci

(1) Ce droit est implicitement reconnu par l'article 17 du Protocole sur les privilèges et immunités. On dénombrait au 1er janvier 1997 près de 162 représentations diplomatiques accréditées auprès des Communautés européennes.

(2) Cela représente près de 2.500 fonctionnaires européens, agents locaux et experts nationaux. Par comparaison, la plupart des Etats membres ont au total entre 7.000 et 11.000 agents servant dans des missions diplomatiques. Le budget de fonctionnement et de personnel des délégations extérieures s'élève en 1997
à 186.473 000 écus.

(3) Par exemple, l'accord entre la Commission et le Japon date du 11 mars 1974 et son article 3 fait référence à la Convention de Vienne.

(4) Il est à noter qu'il n'y a pas de délégations de la Commission dans les Etats membres. Les bureaux d'information des différentes institutions n'ont en effet pas de rôle de "représentation" au sein de l'Etat membre, "ce qui est une conséquence normale du principe d'intégration" (Manin, 1996).

(5) (COM(95)68 final, en date du 8 mars 1995. Rapport de la Commission sur le fonctionnement des délégations extérieures de la Commission.

(6) Décision 93/604/PESC du Conseil.

(7) L'article 229 CE charge le Conseil d'"assurer toutes liaisons utiles avec les organes des Nations-Unies, institutions spécialisées et Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce; [la Commission] assure en outre les liaisons opportunes avec toutes organisations internationales". L'article 231 CE stipule que " La Communauté européenne établit avec l'OCDE une étroite collaboration dont les modalités seront fixées d'un commun accord".

(8) Non publié.

(9) Non publiée.


Bibliographie

NGUYEN QUOC-DINH, Droit international publie, LGDJ, Paris, 1994.
MACLEOD I., HENDRY I.D et HYETT S., The External Relations of the European Communities, Clarendon Press, Oxford, 1996.
LOUIS J.V, L'ordre juridique communautaire, OPOCE, Luxembourg, 1993.
GASTEYGER C., An Ambiguous Power. The European Union in a Changing World, Bertelsmann Foundation Publishers, Gtersloh, 1996.
PESCATORE P., Les relations extérieures des Communautés, Recueil des cours de l'Académie de droit international, Rec. cours La Haye 1961, 11, vol. 103.
MANIN P., Les Communautés européennes, l'Union européenne, Pedone, Paris,
1996.
BUCHAN D., Europe, the Strange Superpower. Dartmouth, Aldershot, 1993.