La Chine reproche à Moscou d'accorder un visa au dalaï lama


Reuters

Les autorités chinoises ont reproché samedi à la Russie sa décision d'accorder un visa au chef spirituel en exil des Tibérains, le dalaï lama, ce que Moscou a fait pour la première fois depuis une décennie. La Russie, qui compte un million de bouddhistes, a fait savoir vendredi qu'elle allait accorder un visa au dalaï lama mais a tenu à rassurer la Chine en rappelant qu'elle ne soutenait pas les appels à l'autonomie du Tibet. "Le dalaï lama n'est pas une personnalité religieuse comme une autre, mais un séparatiste qui se livre à des activites sécessionnistes", a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères chinois, Li Zhaoxing, au Laos en marge d'une réunion de dirigeants de l'Asie du Sud-Est. "La Chine s'oppose à ce qu'un pays, quel qu'il soit, ait des contacts officiels avec lui", a-t-il ajouté. Jusque-là, le ministère des Affaires étrangères russe refusait d'accorder un visa au dalaï lama, estimant que cela était de nature à porter atteinte aux relations russo-chinoises. Le dalaï lama pourrait arriver à Elista, capitale de la région russe de Kalmoukie, dès lundi, a-t-on déclaré de source kalmouke, citée par l'agence de presse russe Interfax. Les bouddhistes de Kalmoukie cherchaient à le faire venir depuis des années dans leur région. D'autres populations bouddhistes sont établies en Russie dans les régions sibériennes de Bouriatie et de Touva.