Honneteté, loyauté et professionnalisme


Le 21 novembre 2000, l'adjudant Patrick Debaets, qui avait conduit les investigations sur les déclarations de Regina Louf et s'était fait accuser de «manipulation», recevait cette lettre du directeur du personnel de l'ex-gendarmerie, le lieutenant-colonel Duchâtelet: «Les décisions du major Teirlinck, basées sur l'enquête préalable réalisée par le Cdt Liners, laquelle portait sur les éléments qui vous étaient reprochés par votre hiérarchie et par la magistrature au sujet de l'exécution de vos tâches lors de votre affectation à la BSR de Bruxelles, et plus particulièrement au sein de l'antenne Neufchâteau, comprennent les propos suivants : '(...) la conformité de l'attitude et de la méthodologie de l'adjudant Debaets aux critères en vigueur a été vérifiée, à savoir: le respect du cadre de référence légal et réglementaire, la conduite de l'enquête par les magistrats compétents, le professionnalisme, l'honnêteté, la loyauté, l'intégrité, l'impartialité, l'objectivité, le jugement sain, l'ouverture d'esprit la manipulation d'une enquête, la subjectivité des questions pendant les auditions, la technique d'audition; (..) Sur base de ce contrôle, on peut déduire que l'attitude de l'adjudant De Baets et sa méthodologie de travail dans l'enquête Neufchâteau étaient conformes à ces critères; (..) Vu le manque d'éléments concrets et ou significatifs dans le dossier qui indiqueraient des manquements éventuels dans l'enquête réalisée par l'antenne Neufchâteau de la BSR de Bruxelles, plus particulièrement dans le dossier 64185 "La Champignonnière" d'une part et ceux (les manquements éventuels) qui ont trait au fonctionnement des membres de la gendarmerie au sein de l Antenne d'autre part (..), je décide de classer sans suite pour l'adjudant De Baets l'enquête administrative.'»