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VERS UNE LOI SPECIFIQUE CONTRE L’EXCISION?
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Une conférence internationale, parrainée par Suzanne Mubarak, aura lieu du 21 au 23 juin au Caire sur le thème « Outils légaux de prévention des mutilations génitales féminines ». Emma Bonino, député européen et membre du Parti radical, ancien commissaire aux Droits de l’Homme, a contribué à l’organisation de l’événement.
La conférence du Caire s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale contre l’excision intitulée « Stop MGF ». en quoi consiste ce projet ?
Il s’agit d’un projet présenté par deux ONG italiennes, AIDOS et No Peace Without Justice, qui travaillent sur le problème de l’excision, en partenariat avec quatre ONG arabes et quatre ONG africaines. Notre action comprend l’organisation de conférence, un site internet et un soutien matériel limité aux organisation s de terrain, ainsi que un échange de savoir-faire. Nous avons également lancé une pétition. L’ensemble est financé à l’80% par l’Union européenne mais aussi par des donateurs privés.
Pourquoi avoir choisi d’orienter cette campagne vers la communication, plutôt que vers le travail de terrain ?
Mon expérience dans le Tiers-Monde m’a montré que les étrangers, qui ne connaissent pas la langue ni la culture locale, ne peuvent pas être efficaces sur le terrain à long term. L’idée de « Stop FGM » est de soutenir les militants locaux, en leur apportant notre expérience en matière de communication à grande échelle et d’interpellation des gouvernements ou institutions publiques. Les huit ONG partenaires du projet travaillent sur le terrain depuis vingt ans ou plus, et ont fini par se dire que, village après village, elles n’y arriveraient jamais. C’est pour cela qu’elles nous ont contactés. Le militantes n’ont pas assez de moyen et sont souvent marginalisées car leur cause manque de publicité, de reconnaissance. D’où les deux volets de la campagne : la communication d’abord et le cadre légal ensuite.
Justement, pourquoi le thème de la conférence se limite-t-il aux aspects l*gaux de la lutte contre l’excision ?
Personnellement je n’en peux plus des conférence où on parle de tout et où on fait le tour du monde. J’ai beaucoup insisté pour qu’on s’en tienne à un thème : la loi. Est-ce qu’on en veut ? qu’est-ce qu’on met dedans ? Où est-ce que ça a marché ? Il y a des exemples de réussite, comme au Sénégal où la loi ne repose pas seulement sur le système Interdiction/sanctions mais prévoit aussi un engagement du gouvernement à lancer une campagne d’information. Autre point fondamental : la création d’observatoires pour voir comment le problème évolue car les données actuelles sur l’excision sont « en gros », y compris en Europe. Enfin, avec les huit ONG partenaires, on est tombé d’accord sur la nécessité d’une loi dans chaque pays car cela a le mérite de légaliser les militants, de leur donner le courage de s’exposer publiquement.
Pourquoi avoir décidé de faire la conférence au Caire ?
Il y a déjà eu une conférence sur l’excision à Dakar et finalement, le problème est abordé plus ouvertement dans nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Sénégal, que dans le monde arabe. Le gouvernement a aussi lancé cette année un projet de « Villages sans MGF », qui doit être co-financé par l’Union européenne, c’est une façon de soutenir la dynamique enclenchée en Egypte. Suzanne Mubarak, qui parraine la conférence, s’est montrée très impliquée.
Propos recueillis par Emilie Delouvrier
La conférence du Caire s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale contre l’excision intitulée « Stop MGF ». en quoi consiste ce projet ?
Il s’agit d’un projet présenté par deux ONG italiennes, AIDOS et No Peace Without Justice, qui travaillent sur le problème de l’excision, en partenariat avec quatre ONG arabes et quatre ONG africaines. Notre action comprend l’organisation de conférence, un site internet et un soutien matériel limité aux organisation s de terrain, ainsi que un échange de savoir-faire. Nous avons également lancé une pétition. L’ensemble est financé à l’80% par l’Union européenne mais aussi par des donateurs privés.
Pourquoi avoir choisi d’orienter cette campagne vers la communication, plutôt que vers le travail de terrain ?
Mon expérience dans le Tiers-Monde m’a montré que les étrangers, qui ne connaissent pas la langue ni la culture locale, ne peuvent pas être efficaces sur le terrain à long term. L’idée de « Stop FGM » est de soutenir les militants locaux, en leur apportant notre expérience en matière de communication à grande échelle et d’interpellation des gouvernements ou institutions publiques. Les huit ONG partenaires du projet travaillent sur le terrain depuis vingt ans ou plus, et ont fini par se dire que, village après village, elles n’y arriveraient jamais. C’est pour cela qu’elles nous ont contactés. Le militantes n’ont pas assez de moyen et sont souvent marginalisées car leur cause manque de publicité, de reconnaissance. D’où les deux volets de la campagne : la communication d’abord et le cadre légal ensuite.
Justement, pourquoi le thème de la conférence se limite-t-il aux aspects l*gaux de la lutte contre l’excision ?
Personnellement je n’en peux plus des conférence où on parle de tout et où on fait le tour du monde. J’ai beaucoup insisté pour qu’on s’en tienne à un thème : la loi. Est-ce qu’on en veut ? qu’est-ce qu’on met dedans ? Où est-ce que ça a marché ? Il y a des exemples de réussite, comme au Sénégal où la loi ne repose pas seulement sur le système Interdiction/sanctions mais prévoit aussi un engagement du gouvernement à lancer une campagne d’information. Autre point fondamental : la création d’observatoires pour voir comment le problème évolue car les données actuelles sur l’excision sont « en gros », y compris en Europe. Enfin, avec les huit ONG partenaires, on est tombé d’accord sur la nécessité d’une loi dans chaque pays car cela a le mérite de légaliser les militants, de leur donner le courage de s’exposer publiquement.
Pourquoi avoir décidé de faire la conférence au Caire ?
Il y a déjà eu une conférence sur l’excision à Dakar et finalement, le problème est abordé plus ouvertement dans nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Sénégal, que dans le monde arabe. Le gouvernement a aussi lancé cette année un projet de « Villages sans MGF », qui doit être co-financé par l’Union européenne, c’est une façon de soutenir la dynamique enclenchée en Egypte. Suzanne Mubarak, qui parraine la conférence, s’est montrée très impliquée.
Propos recueillis par Emilie Delouvrier
Inscriptions et contributions 2013
| Giuseppe R. Roma | 590 € |
| Salvatore P. Capistrello | 200 € |
| Giancarlo B. Torino | 30 € |
| Marco B. Merano | 20 € |
| Davide B. Prato | 50 € |
| Giuseppe P. Grottammare | 50 € |
| Maurizio T. Roma | 1.000 € |
| Rosa A. Firenze | 590 € |
| Giuliano G. Sondrio | 590 € |
| Sergio Pasquale R. Cremona | 500 € |
| Total | 326.746 € |
Inscriptions et contributions (online) 2013
Communiqués de presse
04/05/2010
Mutilation Génitale Féminines
Dakar / Conférence Interparlementaire : la déclaration finale appelle à l’adoption d’une Résolution de l’ONU interdisant les mutilations génitales féminines comme violation des droits humains .
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Mutilation Génitale Féminines
Adoption de la Declaration Finale de la Conference organisee par No Peace Without Justice a Ouagadougou: "Vers l’interdiction totale des MGF: un objectif possible”
Revue de presse
07/03/2012
Le Soir
Niccolo’ Figa-Talamanca, Khady Koïta, Demba Traoré
L’interdiction universelle des mutilations génitales féminines est un objectif à portée de main
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Point 12: Intégration des droits fondamentaux des femmes et de l'approche sexospécifique - a) Violence contre la femme
27/02/2003
Mutilation Génitale Féminines QUESTIONS (EP)
Question parlementaire posée par Gianfranco Dell'Alba (NI) à la Commission et au Conseil et réponse donnée par M. Vitorino au nom de la Commission










