Un Moine tibétain meurt consécutivement à des tortures le 1er Octobre 2003.


France-Tibet

Nyima Drapka, un Moine tibétain de 29 ans et condamné en 2002 à 9 ans de prison, est mort le 1er Octobre, un mois après sa libération pour raisons médicales. Le Moine a été arrêté en Mai 2000, il a subi des tortures pour qu'il avoue avoir affiché des slogans comme "Tibet Libre", "Les Tibétains au Tibet ne sont pas libres", "Le Tibet ne fait pas partie de la Chine". Il avait signé ces affiches pour éviter que d'autres Tibétains ne soient arrêtés. Il fut battu si durement que ses jambes et ses bras ont été fracturés. Il ne pouvait se tenir debout sans l'aide des autres prisonniers. Sa famille n'eut pas le droit de lui rendre visite en prison, et ne put lui faire remettre de la nourriture qu'en Décembre dernier.

Il avait fui le Tibet en 1990, et a vécu 3 ans en exil dans un Monastère de l'Inde du Sud. Nyima Drapka est retourné dans sa région natale à Kardzé, une préfecture autonome du Tibet au Sichuan en 1994. Il a étudié dans un Monastère du Tibet, et collait aussi régulièrement des affiches appelant à l'indépendance du Tibet sur des bâtiments gouvernementaux.

Le Tibet est occupé par la Chine depuis 1951. En 1959, le Dalaï Lama s'est réfugié en Inde, suite à un complot de l'armée chinoise visant sa personne qui entraîna un soulèvement du peuple tibétain à Lhassa. Il a formé à Dharamsala un gouvernement en exil. Le Tibet historique a été démantelé par les autorités chinoises. Plus de la moitié des 6 millions de Tibétains en Chine vit en dehors de la Région autonome du Tibet, principalement dans les provinces du Sichuan, du Yunnan (sud-ouest), du Qinghai (ouest) et du Gansu (nord-ouest).

L'association France-Tibet demande la libération de tous les prisonniers politiques, ainsi qu'une enquête sur les tortures subies par Nyima Drapka et la condamnation des tortionnaires, conformément à la Convention contre la torture signée par la Chine en 1988 (cf. Art. 12).