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UN ESPOIR EN AFRIQUE CONTRE LES MUTILATIONS SEXUELLES
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Santé. A Bamabo, huit pays de l'ouest du continent se sont engagés à légiférer pour interdire l'excision.
La pratique de l'excision, ou de toute autre forme de mutilation génitale féminine, est peut-être en voie de régression en Afrique. Cette coutume, qui touche plus de 100 millions de femmes et d'enfants sur ce continent, avec des conséquences physiques et psychologiques graves et surtout irrémédiables, a été clairement condamnée la semaine dernière à Bamako (Mali), au cours d'une conférence sur le sujet organisée par le gouvernement du Mali et l'association No Peace without Justice fondée par l'eurodéputée radicale Emma Bonino. Mieux même : le Mali, où plus de 90 % des femmes sont mutilées, s'est engagé à légiférer pour interdire l'excision conformément aux principes du protocole de Maputo. Et avec lui, les huit pays d'Afrique occidentale (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Togo, Niger, Mauritanie, Guinée Conakry) qui avaient envoyé des délégations à cette conférence.
Adopté en juin 2003 par 53 pays, et entré en vigueur en novembre dernier grâce à l'obtention des 15 ratifications nécessaires, le protocole de Maputo prohibe explicitement la pratique des mutilations génitales féminines qu'il considère comme une violation des droits fondamentaux de la personne. «Les choses bougent un peu partout mais il ne faut pas relâcher la pression», nous a expliqué de Bamako Emma Bonino. «Le Bénin, par exemple, vient de voter une loi d'interdiction de ces pratiques mais maintenant il faut que celle-ci soit appliquée. Beaucoup de femmes, sur le terrain, se battent dans ce sens. Par ailleurs, il faut continuer la campagne visant à convaincre les pays de ratifier ce protocole de Maputo. Nos prochaines cibles sont le Niger et le Liberia... Il ne faut pas oublier que près d'une trentaine de pays pratiquent encore l'excision en Afrique, mais aussi en Egypte, au Yémen, à Oman...»
La députée européenne a profité de la conférence pour visiter, près de Bamako, un village qui a déjà renoncé à mutiler les femmes. «L'entrée dans l'adolescence s'y célèbre désormais avec une fête mais sans excision. Les fers de l'intervention sont consignés chez le chef du village. Cela s'est fait grâce à l'activisme des associations maliennes qui ont contacté des garçons et des filles au niveau de l'école. Le professeur est allé parler au chef et aux femmes du village qui ont accepté d'abandonner cette coutume. Les autorités religieuses, musulmanes, n'ont pas protesté.»
Le plus gros frein à l'arrêt de ces pratiques ? «Ce n'est même pas qu'il y ait une opposition organisée, c'est le mur du silence.»
La pratique de l'excision, ou de toute autre forme de mutilation génitale féminine, est peut-être en voie de régression en Afrique. Cette coutume, qui touche plus de 100 millions de femmes et d'enfants sur ce continent, avec des conséquences physiques et psychologiques graves et surtout irrémédiables, a été clairement condamnée la semaine dernière à Bamako (Mali), au cours d'une conférence sur le sujet organisée par le gouvernement du Mali et l'association No Peace without Justice fondée par l'eurodéputée radicale Emma Bonino. Mieux même : le Mali, où plus de 90 % des femmes sont mutilées, s'est engagé à légiférer pour interdire l'excision conformément aux principes du protocole de Maputo. Et avec lui, les huit pays d'Afrique occidentale (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Togo, Niger, Mauritanie, Guinée Conakry) qui avaient envoyé des délégations à cette conférence.
Adopté en juin 2003 par 53 pays, et entré en vigueur en novembre dernier grâce à l'obtention des 15 ratifications nécessaires, le protocole de Maputo prohibe explicitement la pratique des mutilations génitales féminines qu'il considère comme une violation des droits fondamentaux de la personne. «Les choses bougent un peu partout mais il ne faut pas relâcher la pression», nous a expliqué de Bamako Emma Bonino. «Le Bénin, par exemple, vient de voter une loi d'interdiction de ces pratiques mais maintenant il faut que celle-ci soit appliquée. Beaucoup de femmes, sur le terrain, se battent dans ce sens. Par ailleurs, il faut continuer la campagne visant à convaincre les pays de ratifier ce protocole de Maputo. Nos prochaines cibles sont le Niger et le Liberia... Il ne faut pas oublier que près d'une trentaine de pays pratiquent encore l'excision en Afrique, mais aussi en Egypte, au Yémen, à Oman...»
La députée européenne a profité de la conférence pour visiter, près de Bamako, un village qui a déjà renoncé à mutiler les femmes. «L'entrée dans l'adolescence s'y célèbre désormais avec une fête mais sans excision. Les fers de l'intervention sont consignés chez le chef du village. Cela s'est fait grâce à l'activisme des associations maliennes qui ont contacté des garçons et des filles au niveau de l'école. Le professeur est allé parler au chef et aux femmes du village qui ont accepté d'abandonner cette coutume. Les autorités religieuses, musulmanes, n'ont pas protesté.»
Le plus gros frein à l'arrêt de ces pratiques ? «Ce n'est même pas qu'il y ait une opposition organisée, c'est le mur du silence.»
Gli iscritti e contribuenti 2012
| FRANCESCA T. MILANO | 200 euro |
| EUFEMIA T. MUGGIO' | 200 euro |
| AMBROGIO S. CASSINA DE' PECCHI | 200 euro |
| PIER PAOLO S. FROSINONE | 200 euro |
| DAVIDE R. MILANO | 200 euro |
| LORENA P. MONZA | 200 euro |
| DAVIDE L. MANTOVA | 200 euro |
| PAOLO G. ROMA | 200 euro |
| MARTA G. ROMA | 200 euro |
| ANNA MARIA D. ROMA | 200 euro |
| Total SUM | 397.572 euro |
Gruppi radicali nel mondo
Communiqués de presse
04/05/2010
Mutilation Génitale Féminines
Dakar / Conférence Interparlementaire : la déclaration finale appelle à l’adoption d’une Résolution de l’ONU interdisant les mutilations génitales féminines comme violation des droits humains .
10/11/2009
Mutilation Génitale Féminines
Adoption de la Declaration Finale de la Conference organisee par No Peace Without Justice a Ouagadougou: "Vers l’interdiction totale des MGF: un objectif possible”
Revue de presse
07/03/2012
Le Soir
Niccolo’ Figa-Talamanca, Khady Koïta, Demba Traoré
L’interdiction universelle des mutilations génitales féminines est un objectif à portée de main
Documenti
10/04/2003
Mutilation Génitale Féminines U.N./DOCUMENTS
Point 12: Intégration des droits fondamentaux des femmes et de l'approche sexospécifique - a) Violence contre la femme
27/02/2003
Mutilation Génitale Féminines QUESTIONS (EP)
Question parlementaire posée par Gianfranco Dell'Alba (NI) à la Commission et au Conseil et réponse donnée par M. Vitorino au nom de la Commission










