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TIBET : SYNTHÈSE DE LA RENCONTRE PUBLIQUE “QUEL AVENIR POUR LE TIBET, QUEL AVENIR POUR LA CAUSE TIBÉTAINE ?”
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(Conseil Régional du Piémont, 7 juillet, 10 heures)
Turin, 7 juillet 2003 – En introduisant la rencontre, Bruno Mellano (conseiller régional radical, coordinateur de l’Association italienne des Communes, Provinces et Régions pour le Tibet), a rappelé le passage suivant de la Résolution du Parlement européen du 6 juillet 2000: “…demande au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en oeuvre afin que le gouvernement de la République populaire de Chine et le Dalaï Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère; invite les gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet…”. Trois ans après l'adoption de cette Résolution, les Chinois et les Tibétains n'ont entamé aucun pourparler; les deux visites qui ont été effectuées en Chine par une délégation du gouvernement tibétain en exil n'ont pas amené à l'ouverture d'une véritable négociation. Au contraire : la répression chinoise au Tibet est devenue de plus en plus dure et on peut craindre que l'Accord récent de coopération entre la Chine et l'Inde ait représenté un affaiblissement de la cause tibétaine, malgré les assurances du gouvernement de Delhi.
Gianni Vernetti (député de la Margherita, président de l’Intergroupe Tibet au Parlement italien) a rappelé que l'Intergroupe compte plus de 100 membres, appartenant à tout l'hémicycle. Il a souligné ensuite les efforts des Tibétains pour se doter ces dernières années d'institutions démocratiques (un Parlement qui est élu par toute la diaspora tibétaine et un gouvernement qui est l'expression de ce Parlement) et pour se conformer à un choix ferme de non-violence. Lutter pour la liberté du Tibet signifie lutter pour la démocratie en Chine. Alors que le Congrès américain est attentif à la cause tibétaine, l’Union européenne reste coupablement inerte.
Laura Cima (députée des Verts, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre italienne des Députés) s'est engagée à solliciter dès le lendemain le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Margherita Boniver, pour un engagement incisif du gouvernement italien, en profitant aussi de la présidence italienne de l'Union européenne. Une première initiative devrait être la nomination d'un représentant européen qui encourage les contacts entre Chinois et Tibétains.
Claudio Tecchio (CISL Piémont, Comité Exécutif “International Tibet Support Network”) a exprimé un avis fortement négatif sur les deux visites de la délégation tibétaine en Chine; le fait de ne pas avoir obtenu des résultats tangibles risque d'alimenter le désespoir et, avec lui, la tentation de passer à des méthodes violentes. Tecchio a souligné positivement, en revanche, ce qui s'est passé à Hong Kong, où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour s'opposer à une limitation ultérieure des libertés civiles de la part du régime de Pékin.
Giampiero Leo (Adjoint chargé de la Culture à la Région Piémont, Forza Italia) a insisté sur le fait de ne pas lâcher les engagements précis qui sont contenus dans la Résolution du Parlement européen : “Je contacterai le président Ghigo, le député Crosetto (responsable régional de FI) pour que mon parti s'engage davantage dans cette bataille de liberté. Permettez-moi une boutade : si le Premier ministre Berlusconi s'inquiète – comme moi - du danger communiste, qu'il l'affronte partout où il se trouve !”… Le Satyagraha mondial pour le Tibet est un défi sur lequel travailler, même avec les mouvements pacifistes, que j'invite à faire exposer le drapeau du Tibet à côté du drapeau de la paix…”.
Olivier Dupuis (député européen radical) est intervenu, enfin, en rappelant que la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil, prévue dans la Résolution européenne, est une manière de renforcer les Tibétains dans les rapports avec le régime de Pékin, pour atteindre l'objectif qui a été défini par le Dalaï Lama, à savoir une pleine autonomie du Tibet et non pas son indépendance de la Chine. Hélas, dans toute l'Europe, seul le Parlement italien a accueilli le document européen. “Je ne suis pas d'accord avec Vernetti sur une seule chose : – a poursuivi Dupuis – le Dalai Lama et les dirigeants tibétains ont choisi le “refus de la violence”, ils n'ont pas choisi la “non-violence” active. Il manque une perspective politique et nous payons ce manque à la fois par le découragement de beaucoup de défenseurs du Tibet et par des événements (comme l'Accord qui a été conclu récemment entre la Chine et l'Inde) qui ne se seraient pas vérifiés si cette position politique forte avait été adoptée par le gouvernement tibétain ces dernières années. Les Tibétains n'ont pas demandé aux gouvernements nationaux d'assumer des responsabilités précises et leur “non-politique” ne réussit pas à arrêter le “génocide par dilution” qui est accompli par les Chinois. La question qui s'impose, alors, et sur laquelle nous devons tous réfléchir dans les mois qui viennent, est la suivante : nous citoyens européens, nous citoyens tibétains, pouvons-nous concevoir un Satyagraha mondial pour le Tibet contre la volonté, ou sans le consentement, de la leadership tibétaine ?”.
Turin, 7 juillet 2003 – En introduisant la rencontre, Bruno Mellano (conseiller régional radical, coordinateur de l’Association italienne des Communes, Provinces et Régions pour le Tibet), a rappelé le passage suivant de la Résolution du Parlement européen du 6 juillet 2000: “…demande au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en oeuvre afin que le gouvernement de la République populaire de Chine et le Dalaï Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère; invite les gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet…”. Trois ans après l'adoption de cette Résolution, les Chinois et les Tibétains n'ont entamé aucun pourparler; les deux visites qui ont été effectuées en Chine par une délégation du gouvernement tibétain en exil n'ont pas amené à l'ouverture d'une véritable négociation. Au contraire : la répression chinoise au Tibet est devenue de plus en plus dure et on peut craindre que l'Accord récent de coopération entre la Chine et l'Inde ait représenté un affaiblissement de la cause tibétaine, malgré les assurances du gouvernement de Delhi.
Gianni Vernetti (député de la Margherita, président de l’Intergroupe Tibet au Parlement italien) a rappelé que l'Intergroupe compte plus de 100 membres, appartenant à tout l'hémicycle. Il a souligné ensuite les efforts des Tibétains pour se doter ces dernières années d'institutions démocratiques (un Parlement qui est élu par toute la diaspora tibétaine et un gouvernement qui est l'expression de ce Parlement) et pour se conformer à un choix ferme de non-violence. Lutter pour la liberté du Tibet signifie lutter pour la démocratie en Chine. Alors que le Congrès américain est attentif à la cause tibétaine, l’Union européenne reste coupablement inerte.
Laura Cima (députée des Verts, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre italienne des Députés) s'est engagée à solliciter dès le lendemain le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Margherita Boniver, pour un engagement incisif du gouvernement italien, en profitant aussi de la présidence italienne de l'Union européenne. Une première initiative devrait être la nomination d'un représentant européen qui encourage les contacts entre Chinois et Tibétains.
Claudio Tecchio (CISL Piémont, Comité Exécutif “International Tibet Support Network”) a exprimé un avis fortement négatif sur les deux visites de la délégation tibétaine en Chine; le fait de ne pas avoir obtenu des résultats tangibles risque d'alimenter le désespoir et, avec lui, la tentation de passer à des méthodes violentes. Tecchio a souligné positivement, en revanche, ce qui s'est passé à Hong Kong, où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour s'opposer à une limitation ultérieure des libertés civiles de la part du régime de Pékin.
Giampiero Leo (Adjoint chargé de la Culture à la Région Piémont, Forza Italia) a insisté sur le fait de ne pas lâcher les engagements précis qui sont contenus dans la Résolution du Parlement européen : “Je contacterai le président Ghigo, le député Crosetto (responsable régional de FI) pour que mon parti s'engage davantage dans cette bataille de liberté. Permettez-moi une boutade : si le Premier ministre Berlusconi s'inquiète – comme moi - du danger communiste, qu'il l'affronte partout où il se trouve !”… Le Satyagraha mondial pour le Tibet est un défi sur lequel travailler, même avec les mouvements pacifistes, que j'invite à faire exposer le drapeau du Tibet à côté du drapeau de la paix…”.
Olivier Dupuis (député européen radical) est intervenu, enfin, en rappelant que la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil, prévue dans la Résolution européenne, est une manière de renforcer les Tibétains dans les rapports avec le régime de Pékin, pour atteindre l'objectif qui a été défini par le Dalaï Lama, à savoir une pleine autonomie du Tibet et non pas son indépendance de la Chine. Hélas, dans toute l'Europe, seul le Parlement italien a accueilli le document européen. “Je ne suis pas d'accord avec Vernetti sur une seule chose : – a poursuivi Dupuis – le Dalai Lama et les dirigeants tibétains ont choisi le “refus de la violence”, ils n'ont pas choisi la “non-violence” active. Il manque une perspective politique et nous payons ce manque à la fois par le découragement de beaucoup de défenseurs du Tibet et par des événements (comme l'Accord qui a été conclu récemment entre la Chine et l'Inde) qui ne se seraient pas vérifiés si cette position politique forte avait été adoptée par le gouvernement tibétain ces dernières années. Les Tibétains n'ont pas demandé aux gouvernements nationaux d'assumer des responsabilités précises et leur “non-politique” ne réussit pas à arrêter le “génocide par dilution” qui est accompli par les Chinois. La question qui s'impose, alors, et sur laquelle nous devons tous réfléchir dans les mois qui viennent, est la suivante : nous citoyens européens, nous citoyens tibétains, pouvons-nous concevoir un Satyagraha mondial pour le Tibet contre la volonté, ou sans le consentement, de la leadership tibétaine ?”.
Gli iscritti e contribuenti 2012
| FRANCESCA T. MILANO | 200 euro |
| EUFEMIA T. MUGGIO' | 200 euro |
| AMBROGIO S. CASSINA DE' PECCHI | 200 euro |
| PIER PAOLO S. FROSINONE | 200 euro |
| DAVIDE R. MILANO | 200 euro |
| LORENA P. MONZA | 200 euro |
| DAVIDE L. MANTOVA | 200 euro |
| PAOLO G. ROMA | 200 euro |
| MARTA G. ROMA | 200 euro |
| ANNA MARIA D. ROMA | 200 euro |
| Total SUM | 397.572 euro |
Gruppi radicali nel mondo
Communiqués de presse
Revue de presse
Documenti
18/11/2004
RESOLUTION (ALSO MOTIONS) Thibet.
PE/Tibet: résolution sur le Tibet et le cas de Tenzin Delek Rinpoché
04/10/2003
EVENTS/DEMONSTRATIONS Thibet.
SYNTHÈSE DU SÉMINAIRE EUROPÉEN “POUR LE TIBET, LA DERNIÈRE CHANCE ?”










