TCHETCHENIE : NOUVELLES FERMETURES DE CAMPS ET EXPULSIONS DE REFUGIES EN INGOUCHIE. MALGRE LES ASSURANCES DONNEES PAR LES AUTORITES RUSSES A L’UE …


Bruxelles, le 20 octobre 2003. Selon Médecins Sans Frontières, un nouveau camp a été vidé en Ingouchie le mercredi 1er octobre, quelques jours avant les élections en Tchétchénie. Toujours selon MSF, « les 168 dernières familles qui restaient dans ce camp ont eu plus de chance que les autres (puisqu’) elles ont été relogées dans des tentes du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) dans un camp voisin. Un relogement dont n'ont pas bénéficié les familles expulsées de ce camp avant le mois de septembre, ni celles qui vivent dans d'autres camps sous la menace de plus en plus pressante de l'expulsion. Pour l’organisation humanitaire il s’agit là bel et bien d’ « une exception dans la politique de rapatriement sans choix qui continue d'être la règle pour les réfugiés tchétchènes en Ingouchie. » Selon une enquête de MSF publiée au printemps dernier auprès de tous les réfugiés hébergés dans des camps de toile en Ingouchie « 90% ne voulaient pas rentrer en Tchétchénie où enlèvements, assassinats, torture, opérations de nettoyage sont quotidiens ».

Question d’Olivier Dupuis, député européen, radical, à la Commission européenne :

« La Commission est-elle au courant de ces nouvelles expulsions forcées de réfugiés tchétchènes des camps d’Ingouchie ? Quelle a été la réaction de la Commission devant cette violation flagrante par les autorités russes des convention internationales en la matière, des engagements qu’elles avaient pris à l’égard de la communauté internationale en général, et de l’Union européenne en particulier ? Durant combien de temps encore la Commission est-elle disposée à subir les manquements et les violations par les autorités russes du droit international ainsi que de leurs propres engagements ? »