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Salman, retenu une semaine puis relâché sur une route de Tchétchénie
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Ourous-Martan. Salman habite un village près d'Ourous-Martan, dans le centre de la Tchétchénie. Arrêté à un poste de contrôle, ce Tchétchène raconte avoir été retenu une semaine, frappé violemment, puis soudainement relâché non loin d'une route.
Le visage tuméfié, du sang coagulé dans les oreilles, des doigts cassés et de larges blessures aux poignets, Salman, 35 ans, est rentré chez lui après avoir été retenu une semaine dans une cellule sans fenêtre de moins de deux mètres de large où il a été interrogé sur une participation supposée à la rébellion tchétchène.
Au lendemain de son retour chez ses parents, se soulevant péniblement sur le canapé du salon familial, il raconte, en présence de l'AFP, son périple, depuis son arrestation près d'Ourous-Martan jusqu'à son abandon en pleine nature, en caleçon et T-shirt, les poignets entravés.
Salman partait de chez ses parents par un après-midi de fin janvier quand il a été arrêté à un poste de contrôle mobile --un dispositif fréquent sur les routes de Tchétchénie dans le cadre de "l'opération antiterroriste"-- après vérification de son passeport, jugé "trop vieux".
"Ils étaient à trois voitures, ils m'ont mis dans l'une d'elles et ont enfilé un sac sur ma tête avec juste un trou pour respirer. Je n'ai pas essayé de me défendre. Nous avons roulé moins d'une demi-heure", raconte-t-il, peinant à parler.
"Je ne sais pas qui m'a enlevé, ils avaient des masques", ajoute Salman en secouant la tête, le visage creusé et le regard vague.
A ses côtés, sa mère raconte s'être rendue le jour même de l'interpellation de son fils à la police d'Ourous-Martan, où l'un des responsables, un certain Soussaïev, lui a indiqué que Salman était "aux mains du FSB", les services secrets russes.
"Il m'a dit qu'il s'agissait de régler quelques questions avec lui, mais il ne m'a pas dit concrètement où il était", ajoute-t-elle, dans ce village encadré de casernes militaires. Plusieurs prisons non-officielles existent en Tchétchénie.
"En une semaine, je n'ai été interrogé qu'une fois, le premier jour. Ils m'ont frappé au visage, ils étaient plusieurs. Ils parlaient en russe parfaitement, sans accent tchétchène", poursuit Salman.
"Ils me demandaient où je combattais, où je cachais mes armes", ajoute-t-il, assurant ne pas participer à la rébellion tchétchène. Le jour de l'entretien, la découverte dans la région de six cadavres de combattants rebelles était annoncée.
"Je dormais à même le béton, dans une cellule sans fenêtre d'un mètre et demi sur un mètre et demi, sans chauffage. Je pensais que c'était la fin", poursuit Salman, qui se souvient d'avoir été mis sous perfusion pendant sa détention et dit n'avoir pas entendu de cris d'autres éventuels détenus.
"Au bout d'une semaine, ils m'ont rejeté en caleçon et en T-shirt près d'une ferme abandonnée, sans rien dire", achève Salman. Il a réussi à défaire les liens qui entravaient ses poignets et à ramper jusqu'à la route, où des policiers locaux l'ont découvert et emporté, transi, chez ses parents.
"Presque chaque jour, nous sommes confrontés à de tels cas", note un responsable de l'ONG russe de défense des droits de l'Homme Memorial, présent lors de la rencontre.
Les membres de l'ONG, basés en permanence en Tchétchénie, tentent de recenser les exactions au jour le jour.
"On ne sait pas trop où ils les emmènent, mais quand ils sont arrêtés à un poste de contrôle mobile comme ça en plein jour, ce ne peut être que les forces de l'ordre, vraisemblablement le FSB", poursuit le responsable de Memorial.
Salman, trop content de s'en être sorti vivant, ne portera pas plainte.
Le visage tuméfié, du sang coagulé dans les oreilles, des doigts cassés et de larges blessures aux poignets, Salman, 35 ans, est rentré chez lui après avoir été retenu une semaine dans une cellule sans fenêtre de moins de deux mètres de large où il a été interrogé sur une participation supposée à la rébellion tchétchène.
Au lendemain de son retour chez ses parents, se soulevant péniblement sur le canapé du salon familial, il raconte, en présence de l'AFP, son périple, depuis son arrestation près d'Ourous-Martan jusqu'à son abandon en pleine nature, en caleçon et T-shirt, les poignets entravés.
Salman partait de chez ses parents par un après-midi de fin janvier quand il a été arrêté à un poste de contrôle mobile --un dispositif fréquent sur les routes de Tchétchénie dans le cadre de "l'opération antiterroriste"-- après vérification de son passeport, jugé "trop vieux".
"Ils étaient à trois voitures, ils m'ont mis dans l'une d'elles et ont enfilé un sac sur ma tête avec juste un trou pour respirer. Je n'ai pas essayé de me défendre. Nous avons roulé moins d'une demi-heure", raconte-t-il, peinant à parler.
"Je ne sais pas qui m'a enlevé, ils avaient des masques", ajoute Salman en secouant la tête, le visage creusé et le regard vague.
A ses côtés, sa mère raconte s'être rendue le jour même de l'interpellation de son fils à la police d'Ourous-Martan, où l'un des responsables, un certain Soussaïev, lui a indiqué que Salman était "aux mains du FSB", les services secrets russes.
"Il m'a dit qu'il s'agissait de régler quelques questions avec lui, mais il ne m'a pas dit concrètement où il était", ajoute-t-elle, dans ce village encadré de casernes militaires. Plusieurs prisons non-officielles existent en Tchétchénie.
"En une semaine, je n'ai été interrogé qu'une fois, le premier jour. Ils m'ont frappé au visage, ils étaient plusieurs. Ils parlaient en russe parfaitement, sans accent tchétchène", poursuit Salman.
"Ils me demandaient où je combattais, où je cachais mes armes", ajoute-t-il, assurant ne pas participer à la rébellion tchétchène. Le jour de l'entretien, la découverte dans la région de six cadavres de combattants rebelles était annoncée.
"Je dormais à même le béton, dans une cellule sans fenêtre d'un mètre et demi sur un mètre et demi, sans chauffage. Je pensais que c'était la fin", poursuit Salman, qui se souvient d'avoir été mis sous perfusion pendant sa détention et dit n'avoir pas entendu de cris d'autres éventuels détenus.
"Au bout d'une semaine, ils m'ont rejeté en caleçon et en T-shirt près d'une ferme abandonnée, sans rien dire", achève Salman. Il a réussi à défaire les liens qui entravaient ses poignets et à ramper jusqu'à la route, où des policiers locaux l'ont découvert et emporté, transi, chez ses parents.
"Presque chaque jour, nous sommes confrontés à de tels cas", note un responsable de l'ONG russe de défense des droits de l'Homme Memorial, présent lors de la rencontre.
Les membres de l'ONG, basés en permanence en Tchétchénie, tentent de recenser les exactions au jour le jour.
"On ne sait pas trop où ils les emmènent, mais quand ils sont arrêtés à un poste de contrôle mobile comme ça en plein jour, ce ne peut être que les forces de l'ordre, vraisemblablement le FSB", poursuit le responsable de Memorial.
Salman, trop content de s'en être sorti vivant, ne portera pas plainte.
Gli iscritti e contribuenti 2012
| FRANCESCA T. MILANO | 200 euro |
| EUFEMIA T. MUGGIO' | 200 euro |
| AMBROGIO S. CASSINA DE' PECCHI | 200 euro |
| PIER PAOLO S. FROSINONE | 200 euro |
| DAVIDE R. MILANO | 200 euro |
| LORENA P. MONZA | 200 euro |
| DAVIDE L. MANTOVA | 200 euro |
| PAOLO G. ROMA | 200 euro |
| MARTA G. ROMA | 200 euro |
| ANNA MARIA D. ROMA | 200 euro |
| Total SUM | 397.572 euro |
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