Questions parlementaires posée par Olivier Dupuis (ARE) à la Commission et réponse donnée par M. Pinheiro au nom de la Commission



Questions parlementaires
QUESTION ÉCRITE E-0562/98
posée par Olivier Dupuis (ARE) à la Commission
(4 mars 1998)

Objet: Conflit agriculture/faune sauvage au Cameroun


La conversion d'écosystèmes sauvages en terres agricoles est sans aucun doute le premier problème écologique auquel l'Afrique fait face aujourd'hui, ainsi que la plus grande menace à la biodiversité du continent. De façon croissante, les experts estiment qu'une plus grande valorisation des ressources naturelles et de la faune sauvage en particulier est la seule solution à ce grave problème humain et écologique.

Paradoxalement, au Cameroun, il semblerait que le gouvernement français subsidie depuis quelques années la production de coton, ce qui a des effets pervers pour les écosystèmes naturels (appauvrissement des sols) et la faune, mais est largement plus rentable pour les paysans camerounais.

La Commission est-elle au courant de ce problème? Pourrait-elle faire une démarche auprès du gouvernement français afin d'analyser les impacts écologiques, économiques et sociaux à long terme de ces stratégies? La Commission ne trouve-t-elle pas que les expériences développées en Afrique australe (plus grande valorisation de la faune) pourraient aider à trouver des solutions?

E-0562/98FR
Réponse donnée par M. Pinheiro
au nom de la Commission
(26 mars 1998)


Les interrogations soulevées par l'Honorable Parlementaire sur l'impact économique, social et écologique de la culture du coton sont partagées tant par la Commission que par les États membres.

La question posée traitant de la coopération bilatérale française, la Commission suggère à l'Honorable Parlementaire de s'adresser directement aux autorités françaises en ce qui concerne l'analyse d'impact de la culture cotonnière soutenue par la France au Nord Cameroun.

En tout état de cause, la Commission tient à rappeler qu'elle est engagée au Cameroun et plus généralement en Afrique centrale, depuis une dizaine d'années, dans le financement d'importants programmes d'utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers portant notamment sur la conservation de la biodiversité et la valorisation de la faune sauvage.