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Procès Dutroux : l’enfer de Julie et Melissa
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Belgique
Le juge Langlois décrit les conditions atroces de la détention et de la mort des deux fillettes
ARLON, correspondance particulière. – Tout au long de la journée d’hier, le juge d’instruction Langlois a expliqué, dans le moindre détail, ce que l’enquête a permis d’établir dans le dossier de l’enlèvement de Julie Lejeune et Melissa Russo. Les deux petites filles, âgées de huit ans lorsqu’elles sont enlevées le 24 juin 1995 dans la banlieue liégeoise, sont en quelque sorte les figures emblématiques de ce dossier.
A l’époque, l’enquête menée à Liège n’avait donné aucun résultat mais, en 1996, on apprendra que la gendarmerie avait ciblé Marc Dutroux en tant qu’auteur de cet enlèvement mais s’était bien gardée d’en avertir la juge d’instruction liégeoise Martine Doutrewe.
L’exposé du juge Langlois a provoqué de longs moments d’émotion lorsqu’ont été projetées des vidéos reconstituant l’enlèvement des deux gamines, puis les manipulations de la lourde porte de la cache de Marcinelle par Michèle Martin lorsqu’elle fit une unique tentative pour nourrir les gamines alors que Dutroux était en prison.
Conditionnées
On passait ainsi, en peu de temps, de la tragique balade des deux fillettes sur un petit chemin de campagne au milieu des chants d’oiseaux à cette cache sordide où elles vécurent l’enfer pendant huit mois. Voir la frêle Michèle Martin ouvrir avec difficulté cette lourde porte, glisser par l’entrebâillement deux sacs de victuailles, faire tomber la porte, la relever tant bien que mal et la camoufler derrière des sacs de charbon a plongé le public dans la plus profonde consternation. Car jamais, à aucun moment, Michèle Martin n’a pensé à pénétrer dans la cache alors grande ouverte.
Et les deux fillettes, pourquoi ne se sont-elles pas manifestées ? « Parce qu’elles étaient conditionnées par Dutroux », a expliqué le juge Langlois. « Elles ne pouvaient répondre à personne d’autre que lui. C’était également le cas de Sabine et Laetitia qui ne sont sorties de la cache, en août 1996, que lorsqu’elles en ont reçu l’ordre de Dutroux. Et en passant devant lui, elles lui ont chacune donné un bisou sur la joue en le remerciant. »
Ici, la voix de Jacques Langlois se brise et un long silence s’installe sur la cour et dans la salle de presse. Le pire est à venir. Car le magistrat doit encore exposer aux jurés le contenu des rapports d’autopsie.
Indicible
Première question : Julie et Melissa ont-elles subi des sévices sexuels ? Si les quatre experts, dont un Français, désignés par le magistrat instructeur ne s’accordent pas à 100 %, il ressort de leurs rapports que les deux fillettes ont subi des violences sexuelles.
Et comme si tout cela n’était déjà pas suffisamment atroce, les autopsies abordent une deuxième question : comment sont-elles mortes ? Marc Dutroux plongé dans ses notes, Michèle Martin le visage caché dans les mains, entendent alors le juge Langlois décrire l’indicible. Selon les médecins légistes, Melissa ne devait plus peser que 16 kilos lorsqu’elle est morte et Julie 13 kilos. Elles sont, pour traduire les termes scientifiques, littéralement mortes de faim au terme d’une longue agonie au cours de laquelle elles sont restées couchées, grabataires. Pour preuve, leurs corps étaient recouverts d’escarres, ce qui est extrêmement rare chez les jeunes enfants.
Des résultats d’autopsies qui confirment les déclarations de Dutroux. Lorsqu’il est libéré, après trois mois et demi de détention préventive, il dit avoir retrouvé les deux fillettes agonisantes « gisant au milieu des excréments dans une puanteur épouvantable ». Julie décédera très rapidement et il ligotera son corps avant de l’enfermer dans un sac-poubelle qu’il déposera dans son congélateur.
Une question
sans réponse
Il tentera alors de sauver Melissa mais, précise un expert, « ses tentatives malheureuses ne feront qu’accélérer son décès ». Les corps des deux malheureuses seront transportés, par Dutroux et Martin, à Sars-la-Buissière où Dutroux les ensevelira dans le fond de son jardin.
Reste une question à laquelle l’instruction n’a pu répondre, faute de témoignages : qui a enlevé Julie et Melissa ? Selon Michèle Martin, ce sont Dutroux et Bernard Weinstein qui ont fait le coup et elle ne variera jamais dans ses déclarations. Dutroux, lui, prétend que l’enlèvement a été commis par Michel Lelièvre et Weinstein. Mais cela pose un problème : l’instruction démontre qu’en juin 1995, Lelièvre ne connaissait ni Dutroux ni Weinstein. Les jurés ne disposeront donc que du seul témoignage de Michèle Martin pour fonder leur opinion.
ARLON, correspondance particulière. – Tout au long de la journée d’hier, le juge d’instruction Langlois a expliqué, dans le moindre détail, ce que l’enquête a permis d’établir dans le dossier de l’enlèvement de Julie Lejeune et Melissa Russo. Les deux petites filles, âgées de huit ans lorsqu’elles sont enlevées le 24 juin 1995 dans la banlieue liégeoise, sont en quelque sorte les figures emblématiques de ce dossier.
A l’époque, l’enquête menée à Liège n’avait donné aucun résultat mais, en 1996, on apprendra que la gendarmerie avait ciblé Marc Dutroux en tant qu’auteur de cet enlèvement mais s’était bien gardée d’en avertir la juge d’instruction liégeoise Martine Doutrewe.
L’exposé du juge Langlois a provoqué de longs moments d’émotion lorsqu’ont été projetées des vidéos reconstituant l’enlèvement des deux gamines, puis les manipulations de la lourde porte de la cache de Marcinelle par Michèle Martin lorsqu’elle fit une unique tentative pour nourrir les gamines alors que Dutroux était en prison.
Conditionnées
On passait ainsi, en peu de temps, de la tragique balade des deux fillettes sur un petit chemin de campagne au milieu des chants d’oiseaux à cette cache sordide où elles vécurent l’enfer pendant huit mois. Voir la frêle Michèle Martin ouvrir avec difficulté cette lourde porte, glisser par l’entrebâillement deux sacs de victuailles, faire tomber la porte, la relever tant bien que mal et la camoufler derrière des sacs de charbon a plongé le public dans la plus profonde consternation. Car jamais, à aucun moment, Michèle Martin n’a pensé à pénétrer dans la cache alors grande ouverte.
Et les deux fillettes, pourquoi ne se sont-elles pas manifestées ? « Parce qu’elles étaient conditionnées par Dutroux », a expliqué le juge Langlois. « Elles ne pouvaient répondre à personne d’autre que lui. C’était également le cas de Sabine et Laetitia qui ne sont sorties de la cache, en août 1996, que lorsqu’elles en ont reçu l’ordre de Dutroux. Et en passant devant lui, elles lui ont chacune donné un bisou sur la joue en le remerciant. »
Ici, la voix de Jacques Langlois se brise et un long silence s’installe sur la cour et dans la salle de presse. Le pire est à venir. Car le magistrat doit encore exposer aux jurés le contenu des rapports d’autopsie.
Indicible
Première question : Julie et Melissa ont-elles subi des sévices sexuels ? Si les quatre experts, dont un Français, désignés par le magistrat instructeur ne s’accordent pas à 100 %, il ressort de leurs rapports que les deux fillettes ont subi des violences sexuelles.
Et comme si tout cela n’était déjà pas suffisamment atroce, les autopsies abordent une deuxième question : comment sont-elles mortes ? Marc Dutroux plongé dans ses notes, Michèle Martin le visage caché dans les mains, entendent alors le juge Langlois décrire l’indicible. Selon les médecins légistes, Melissa ne devait plus peser que 16 kilos lorsqu’elle est morte et Julie 13 kilos. Elles sont, pour traduire les termes scientifiques, littéralement mortes de faim au terme d’une longue agonie au cours de laquelle elles sont restées couchées, grabataires. Pour preuve, leurs corps étaient recouverts d’escarres, ce qui est extrêmement rare chez les jeunes enfants.
Des résultats d’autopsies qui confirment les déclarations de Dutroux. Lorsqu’il est libéré, après trois mois et demi de détention préventive, il dit avoir retrouvé les deux fillettes agonisantes « gisant au milieu des excréments dans une puanteur épouvantable ». Julie décédera très rapidement et il ligotera son corps avant de l’enfermer dans un sac-poubelle qu’il déposera dans son congélateur.
Une question
sans réponse
Il tentera alors de sauver Melissa mais, précise un expert, « ses tentatives malheureuses ne feront qu’accélérer son décès ». Les corps des deux malheureuses seront transportés, par Dutroux et Martin, à Sars-la-Buissière où Dutroux les ensevelira dans le fond de son jardin.
Reste une question à laquelle l’instruction n’a pu répondre, faute de témoignages : qui a enlevé Julie et Melissa ? Selon Michèle Martin, ce sont Dutroux et Bernard Weinstein qui ont fait le coup et elle ne variera jamais dans ses déclarations. Dutroux, lui, prétend que l’enlèvement a été commis par Michel Lelièvre et Weinstein. Mais cela pose un problème : l’instruction démontre qu’en juin 1995, Lelièvre ne connaissait ni Dutroux ni Weinstein. Les jurés ne disposeront donc que du seul témoignage de Michèle Martin pour fonder leur opinion.
Gli iscritti e contribuenti 2012
| FRANCESCA T. MILANO | 200 euro |
| EUFEMIA T. MUGGIO' | 200 euro |
| AMBROGIO S. CASSINA DE' PECCHI | 200 euro |
| PIER PAOLO S. FROSINONE | 200 euro |
| DAVIDE R. MILANO | 200 euro |
| LORENA P. MONZA | 200 euro |
| DAVIDE L. MANTOVA | 200 euro |
| PAOLO G. ROMA | 200 euro |
| MARTA G. ROMA | 200 euro |
| ANNA MARIA D. ROMA | 200 euro |
| Total SUM | 397.572 euro |
Gruppi radicali nel mondo
Communiqués de presse
27/11/1997
Belgique
LA BELGIQUE EST-ELLE ENCORE DIGNE D'ACCUEILLIR LES INSTITUTIONS EUROPEENNES
DECLARATION D'OLIVIER DUPUIS, DEPUTE EUROPEEN, SECRETAIRE DU PARTI RADICAL TRANSNATIONAL
Revue de presse
Documenti
21/06/2004
Belgique QUESTIONS (EP)
N'oublions pas le 24 juin. Cela fait 9 ans . Rassemblement en souvenir de Julie et Mélissa










