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Prise d'otages en Russie: 394 morts recensés à Vladikavkaz, le bilan s'aggrave
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Vladikavkaz - La morgue de Vladikavkaz, la principale morgue d'Ossétie du Nord mais non la seule, a déjà recensé 394 corps provenant du carnage de la prise d'otages de Beslan (Ossétie du Nord, Caucase russe), laissant prévoir dimanche un bilan beaucoup plus lourd que celui annoncé officiellement.
"Hier nous en recensions 394", a affirmé dimanche matin Vita, une employée de la morgue, qui a demandé à ce que son nom de famille ne soit pas rendu public. "Certains corps sont si mutilés que les proches ne peuvent pas les identifier, c'est pourquoi nous prenons des échantillons de cheveux et de sang".
Jusqu'à présent, le bilan officiel de la prise d'otages menée par un commando pro-tchétchène, est de 330 morts (dont plus de 150 enfants), sans compter les 26 ravisseurs tués. Mais la déclaration de l'employée laisse à penser qu'il est largement sous-évalué, puisque d'autres corps se trouvent aussi à la morgue de Beslan, la ville où a eu lieu la prise d'otages.
La télévision locale d'Ossétie du Nord indiquait par ailleurs dimanche matin que 260 personnes étaient encore portées disparues.
Les premières obsèques des victimes devaient avoir lieu dimanche. Le président Vladimir Poutine a décrété deux jours de deuil national, lundi et mardi.
La grande majorité des otages décédés ont été tués vendredi dans des conditions encore confuses. Selon les autorités, les ravisseurs ont provoqué une ou des explosions à l'intérieur de l'école où se trouvaient plus d'un millier de personnes retenues depuis mercredi, puis ont tiré sur des otages qui tentaient de s'enfuir, incitant les forces de l'ordre à lancer l'assaut.
A Beslan, nombre d'habitants mettent cependant en cause les forces de l'ordre et les accusent d'avoir provoqué le massacre.
Les combats ont duré plusieurs heures et une partie du toit de l'école, au dessus du gymnase où étaient détenus les otages, s'est effondrée sur eux.
De nombreux corps ont été carbonisés ou déchiquetés. Samedi soir, seuls 200 environ étaient identifiés.
Samedi, les autorités russes annonçaient aussi plus de 700 blessés hospitalisés.
Le président Vladimir Poutine s'est solennellement adressé à la nation à la télévision. Il s'est engagé à prendre "dans un proche avenir" des mesures pour renforcer l'unité et la sécurité du pays.
"Nous avons affaire non à des terroristes isolés mais à une intervention du terrorisme international contre la Russie", a-t-il déclaré, sans faire la moindre allusion à la question tchétchène.
"Nous devons créer un système beaucoup plus efficace de sécurité, exiger de nos forces de l'ordre des actions conformes à la hauteur des défis", a seulement promis le président.
Le dénouement sanglant de Beslan porte à au moins près de 500 le nombre de personnes tuées dans des actes terroristes en Russie en dix jours, après les explosions en vol de deux avions de ligne qui ont fait 90 morts et l'attentat du métro de Moscou, où onze personnes ont perdu la vie. Ces attentats avaient été revendiqués par un groupe islamiste étranger affirmant soutenir l'indépendance de la Tchétchénie.
Cette vague de terreur a coïncidé avec l'élection présidentielle organisée par le Kremlin en Tchétchénie, le 29 août, qui a vu la victoire d'un homme lige de Vladimir Poutine, Alou Alkhanov, dans un scrutin dont la régularité a été largement mise en cause.
Selon les autorités, les preneurs d'otages ont utilisé des armes et des explosifs entreposés à l'avance dans l'école, ce qui suppose une préparation minutieuse de l'opération.
Toute la journée de vendredi, les négociations s'étaient poursuivies à Beslan et les autorités avaient exclu tout assaut. "Toutes les options étaient à l'étude, mais l'emploi de la force n'était pas planifié", a confirmé le président Poutine.
La presse russe ce week-end était pourtant très critique sur la gestion de la crise par le pouvoir. "Personne n'a vraiment mené de négociations avec les preneurs d'otages", "leurs demandes ont été ignorées", relevait notamment le journal en ligne Gazeta.ru.
Les autorités n'avaient donné dimanche aucune information sur l'identité des preneurs d'otages, sinon pour dire que dix d'entre eux étaient "originaires de pays arabes". Les services spéciaux ont affirmé que l'instigateur de l'opération était le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, tandis que l'entourage du président indépendantiste Aslan Maskhadov assurait que les ravisseurs n'étaient pas des Tchétchènes.
En octobre 2002, une prise d'otages d'ampleur comparable s'était également achevée dans le sang à Moscou, après un assaut des forces de l'ordre contre un théâtre, où un commando tchétchène avait retenu plus de 800 personnes. Au total 129 otages étaient morts, la grande majorité asphyxiés par les gaz utilisés pendant l'assaut par les forces russes.
"Hier nous en recensions 394", a affirmé dimanche matin Vita, une employée de la morgue, qui a demandé à ce que son nom de famille ne soit pas rendu public. "Certains corps sont si mutilés que les proches ne peuvent pas les identifier, c'est pourquoi nous prenons des échantillons de cheveux et de sang".
Jusqu'à présent, le bilan officiel de la prise d'otages menée par un commando pro-tchétchène, est de 330 morts (dont plus de 150 enfants), sans compter les 26 ravisseurs tués. Mais la déclaration de l'employée laisse à penser qu'il est largement sous-évalué, puisque d'autres corps se trouvent aussi à la morgue de Beslan, la ville où a eu lieu la prise d'otages.
La télévision locale d'Ossétie du Nord indiquait par ailleurs dimanche matin que 260 personnes étaient encore portées disparues.
Les premières obsèques des victimes devaient avoir lieu dimanche. Le président Vladimir Poutine a décrété deux jours de deuil national, lundi et mardi.
La grande majorité des otages décédés ont été tués vendredi dans des conditions encore confuses. Selon les autorités, les ravisseurs ont provoqué une ou des explosions à l'intérieur de l'école où se trouvaient plus d'un millier de personnes retenues depuis mercredi, puis ont tiré sur des otages qui tentaient de s'enfuir, incitant les forces de l'ordre à lancer l'assaut.
A Beslan, nombre d'habitants mettent cependant en cause les forces de l'ordre et les accusent d'avoir provoqué le massacre.
Les combats ont duré plusieurs heures et une partie du toit de l'école, au dessus du gymnase où étaient détenus les otages, s'est effondrée sur eux.
De nombreux corps ont été carbonisés ou déchiquetés. Samedi soir, seuls 200 environ étaient identifiés.
Samedi, les autorités russes annonçaient aussi plus de 700 blessés hospitalisés.
Le président Vladimir Poutine s'est solennellement adressé à la nation à la télévision. Il s'est engagé à prendre "dans un proche avenir" des mesures pour renforcer l'unité et la sécurité du pays.
"Nous avons affaire non à des terroristes isolés mais à une intervention du terrorisme international contre la Russie", a-t-il déclaré, sans faire la moindre allusion à la question tchétchène.
"Nous devons créer un système beaucoup plus efficace de sécurité, exiger de nos forces de l'ordre des actions conformes à la hauteur des défis", a seulement promis le président.
Le dénouement sanglant de Beslan porte à au moins près de 500 le nombre de personnes tuées dans des actes terroristes en Russie en dix jours, après les explosions en vol de deux avions de ligne qui ont fait 90 morts et l'attentat du métro de Moscou, où onze personnes ont perdu la vie. Ces attentats avaient été revendiqués par un groupe islamiste étranger affirmant soutenir l'indépendance de la Tchétchénie.
Cette vague de terreur a coïncidé avec l'élection présidentielle organisée par le Kremlin en Tchétchénie, le 29 août, qui a vu la victoire d'un homme lige de Vladimir Poutine, Alou Alkhanov, dans un scrutin dont la régularité a été largement mise en cause.
Selon les autorités, les preneurs d'otages ont utilisé des armes et des explosifs entreposés à l'avance dans l'école, ce qui suppose une préparation minutieuse de l'opération.
Toute la journée de vendredi, les négociations s'étaient poursuivies à Beslan et les autorités avaient exclu tout assaut. "Toutes les options étaient à l'étude, mais l'emploi de la force n'était pas planifié", a confirmé le président Poutine.
La presse russe ce week-end était pourtant très critique sur la gestion de la crise par le pouvoir. "Personne n'a vraiment mené de négociations avec les preneurs d'otages", "leurs demandes ont été ignorées", relevait notamment le journal en ligne Gazeta.ru.
Les autorités n'avaient donné dimanche aucune information sur l'identité des preneurs d'otages, sinon pour dire que dix d'entre eux étaient "originaires de pays arabes". Les services spéciaux ont affirmé que l'instigateur de l'opération était le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, tandis que l'entourage du président indépendantiste Aslan Maskhadov assurait que les ravisseurs n'étaient pas des Tchétchènes.
En octobre 2002, une prise d'otages d'ampleur comparable s'était également achevée dans le sang à Moscou, après un assaut des forces de l'ordre contre un théâtre, où un commando tchétchène avait retenu plus de 800 personnes. Au total 129 otages étaient morts, la grande majorité asphyxiés par les gaz utilisés pendant l'assaut par les forces russes.
Inscriptions et contributions 2013
| Giuseppe R. Roma | 590 € |
| Salvatore P. Capistrello | 200 € |
| Giancarlo B. Torino | 30 € |
| Marco B. Merano | 20 € |
| Davide B. Prato | 50 € |
| Giuseppe P. Grottammare | 50 € |
| Maurizio T. Roma | 1.000 € |
| Rosa A. Firenze | 590 € |
| Giuliano G. Sondrio | 590 € |
| Sergio Pasquale R. Cremona | 500 € |
| Total | 326.746 € |
Inscriptions et contributions (online) 2013
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