Pour trouver il suffi de chercher ...


3ème temps de la manipulation. Il est (peut-être) à venir. Il se résumera alors par un mot: silence! Maintenant que les médias savent, que tout le monde sait qu'il y a eu des bidouillages visant à enterrer bien vite le témoignage de Regina Louf, comment la presse réagira-t-elle ? Se contentera-t-elle d'une politique de l'autruche, un peu gênée, sur cette question délicate. C'est fort possible. D'ailleurs, c'est jouable n'est-ce pas ? L'opinion publique a tellement bien enregistré le message: Regina Louf est folle. Ce qui évite de poser tellement de questions ...

Démonstration accomplie: l'équipe De Baets n'a pas manipulé l'enquête en suggérant des réponses à Regina Louf. Dès lors, plusieurs éléments de son témoignage ne s'expliquent que si l'on accrédite l'hypothèse que Xl a bien vécu, au moins en partie, les situations qu'elle décrit. C'est notamment l'analyse de Douglas de Coninck, journaliste d'investigation au Morgen et coauteur de l'ouvrage Les Dossiers X. «C'est le cas pour les meurtres de Christine Van Hees et de Carine Dellaerb, estime notre confrère. Méconnue du côtéfrancophone, l'affaire Dellaert est la plus parlante : «Carine Dallaert a disparu le 31 août 1982. Même si l'enquête judiciaire fournitpeu d'éléments, on sait que le père de Carine était un obsédé sexuel notoire qui fréquentait les milieux de la prostitution. En outre, à l'âge de 11 ans, la jeune fille a révélé à des camarades que son père la prostituait en la livrant à des orgies sexuelles organisées»... Sur cette affaire, X1 a fourni «une série d'éléments qu'elle nepouvaitdétenir sans être proche de la jeune fille. Elle a brossé avec précision lesprincipaux traits de sa personnalité, conformément à la description de l'entourage de la victime. Elle a aussi décrit les bijoux qu'elle portait avant sa mort et qui ont été retrouvés sur son cadavre. Regina Louf explique que sa copine a trouvé la mort après avoir subi un avortement archaïque et elle a décrit lecrayon lamine, un instrument très particulier utilisé dans les années 60 pour provoquer des avortements. Lors de l'autopsie de Carine Dellaert, cet ustensile a été retrouvé. Or, en 1996, personne n'a jamais évoqué ces faits dans la presse ou publiquement. Docile de penser que Louf aie pu `deviner' ce genre de détails». Pour le journaliste, les enquêteurs ont manqué de discernement en voulant absolument «lier le témoignage de Regina sur l'affaire Dellaert au réseau Dutroux-Nihoul». «Dans le dossier Dellaert, elle n'évoque à aucun moment Dutroux ou Nihoul. Elle a distingué cette affaire du `milieu bruxellois, comme elle l'appelle, pour lequel elle a donné d'autres lieux, d'autres noms. Concernant Dellaert, elle cite le nom d'une villa à proximité de Warschot où, selon elle, la jeune fille a été tuée.Après `enquête , le parquet de Gand estime que cette maison est tout à fait ordinaire et qu'aucun élément ne permet de suivre la version de Regina Louf. Nous, nous avons découvert que cette villa abritait un bordel pendant des années. Tout le monde l'a confirmé dans les alentours de Warschot. En grattant encore, on découvre que la société commerciale qui gérait la villa était dirigée par Gérard C. Un nom qui ne dit rien à personne, sauf que dans les années 80, cet hollandais était le numéro 2 mondial du commerce de cassettes vidéos pornographiques. A cette époque, il sentait le soufre et frayait avec des milieux mafieux Un de ses partenaires a même été arrêté aux USA en possession de cassettes contenant des images d'enfants contraints d'avoir des rapports sexuels avec des animaux... Aujourd'hui, Gérard C. a investi beaucoup d'argent dans l'économie classique: après des années de combat contre la ville d'Anvers, il est parvenu à ouvrir un Eros-center Conclusion: enpartant d'une villa de Warschot on arrive à cette personne... désormais respectable. Tous ces éléments sont en fait des recherches minimales que la justice n'a pas pris la peine d'effectuer. Sur base d'éléments précis, le témoignage de Regina Louf désigne des affaires de meurtres non élucidés, qu'est-ce qu'on a faitpour essayer de trouver des réponses ?Rien !».