Pékin doute de la sincérité du dalaï lama


AFP

La Chine a indiqué mardi qu'elle refusait de croire le dalaï lama sur parole après des déclarations du chef religieux en exil qui a renouvelé son offre de reconnaissance de l'autorité du gouvernement chinois sur le Tibet.

"Le gouvernement chinois considère qu'il ne faut pas seulement regarder ce que dit le dalaï lama, mais aussi ce qu'il fait", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, lors d'un point de presse régulier. Il a appelé le chef spirituel à "mettre fin à toute activité séparatiste", et à "déclarer publiquement que le Tibet est une partie inaléniable de la Chine, que Taïwan est une partie inaléniable de la Chine, et que le gouvernement de la République populaire de la Chine est le seul gouvernement chinois légitime". Dans une interview au quotidien South China Morning Post de Hong Kong publiée lundi, le dalaï lama a déclaré que les Tibétains étaient "prêts à faire partie de la République populaire de Chine, à accepter que la RPC gouverne et garantisse la préservation de la culture, de la spiritualité et de l'environnement du Tibet". "Je ne suis pas en faveur d'une séparation", avait-il ajouté. Le dalaï lama "doit réellement abandonner tout revendication d'indépendance du Tibet", lui a répondu le porte-parole chinois. Le chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil depuis l'échec d'un soulèvement contre la présence chinoise en 1959, répète depuis plusieurs années être favorable à une autonomie du Tibet dans le cadre de la Chine.