OUIGHOURS: QUAND GUANTANAMO SAUVE DES VIES…


Le 25 mars dernier, le Tribunal sur le Statut des Détenus a refusé de reconnaitre a deux prisonniers Ouighours le statut de « Combattant Ennemi ». Au début du mois d’Aout, une motion a été déposée devant la Cour Fédérale américaine, demandant la libération des deux citoyens chinois actuellement détenus a la Prison de Guantanamo Bay, Abu Bakker Qassim et A’del Abdul Al Hakim.

Déclaration de Marco Perduca, Représentant du Parti Radical Transnational aupres des Nations Unies et de Nicola Dell’Arciprete, Secrétaire Général Adjoint de l’UNPO (Unrepresented Nations and Peoples Organization).

« Pres de trois ans d’interrogatoires et d’isolement ont prouvé que Mr. Abu Bakker Qassim et Mr. A’del Abdul Al Hakim n’étaient liés a aucun combat ni a aucune action terroriste, et ne constituaient aucune menace pour les Etats-Unis. En réparation, il apparait aujourd’hui a exclure de les renvoyer en Chine, oú ils seront persécutés pour le seul fait d’etre Ouighours. Nous appelons le Gouvernement des Etats-Unis a leur accorder la liberté conditionnelle sur le sol américain – en favorisant, par exemple, leur accueil et leur intégration dans la Communauté ouighour vivant aux Etats-Unis- et tous les Etats signataires de la Convention de Geneve sur les Réfugiés –a commencer par les Etats membres de la Coalition en Irak- de considérer la possibilité d’accorder l’asile politique ou le statut de réfugié a tous les Ouighours actuellement détenus a Guantanamo qui ne seront pas reconnus comme « Combattant Ennemi ». Il est connu et prouvé que les Autorités chinoises pratiquent toutes formes de persécutions –de la torture a la déportation, passant par la migration forcée, le pillage des sites religieux et culturels ou la criminalisation de l’emploi de la langue Turkik- contre les Ouighours, qui vivent au Nord-Ouest de la Chine, sur un terriroire reconnu comme « Turkistan Oriental » pendant quelques mois il y soixante ans. Pour ceux qu’on accuse de terrorisme dans les pays démocratiques, l’espoir qu’une enquete juste vienne démentir les accusations existe. Pour ceux que l’on présente comme « ennemis de l’Etat » dans les régimes autoritaires, il n’y a tout simplement pas d’espoir. Les Démocracies doivent agir en urgence».