ONU/ SOMMET MONDIAL SMSI: LE PRÉSIDENT DU PE COX - SOLLICITÉ PAR CAPPATO - DEMANDE A LA TUNISIE DE RECONSIDERER LA NOMINATION DU GENERAL AMMAR


Bruxelles, le 12 novembre 2003

Le 22 septembre dernier, Marco Cappato (député européen radical) a pris la parole, pendant la séance plénière du Parlement européen, pour demander au Président du PE Pat Cox d'intervenir afin que soit révoquée la nomination du général tunisien Abib Ammar comme Président du Comité Organisationnel National du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (WSIS), qui se tiendra à Tunis en novembre 2005. Le général Ammar s'est, en effet, distingué par son impressionnante carrière au service des appareils répressifs du régime tunisien, davantage que pour une quelconque contribution au développement d'une société de l'information libre.

Le Président Cox a écrit à Marco Cappato pour lui informer d'avoir pourvu à l'envoi d'une lettre au Président de la République tunisienne Ben Ali, en sollicitant une révision de la nomination du général Ammar tant en ce qui concerne sa fonction de Chef du Comité Organisationnel de la seconde session du Sommet Mondial sur la Société de l'Information, qu'en rapport avec son rôle de chef de la délégation tunisienne au Sommet de Genève". Cox a, en outre, pourvu à contacter Omar Bakhet, Directeur du Bureau de liaison de l'ONU auprès de l'UE, pour solliciter une intervention des Nations Unies auprès du Gouvernement tunisien dans la perspective de cette révision.


Texte de l'intervention de Marco Cappato durant la séance plénière du PE du 22 septembre dernier:

"Monsieur le Président,

je désire signaler à votre attention un grave événement qui est en train de se passer: le comité de préparation du World Summit on Information Society à Genève est en train de se dérouler. Tout d'abord, l'accès à ce comité a été nié à deux organisations non gouvernementales, c'est-à-dire à l'organisation Reporters Sans Frontières et à l'organisation Human Rights en Chine; deuxièmement, la seconde séance du Sommet sur la société de l'information se tiendra à Tunis. Or, l'Observatoire mondial contre la torture nous informe que la Tunisie aurait nommé comme président responsable de ce sommet rien de moins que le général Habib Ammar, ex-commissaire de la garde nationale de Burghiba et ex-ministre de l'Intérieur, celui qui a créé la direction nationale des services spéciaux en Tunisie, célèbre pour son action de torture dans le pays.

Monsieur Président, je voudrais demander votre intervention pour éviter que le Sommet mondial de l'ONU sur la société de l'Information soit confié à une personne qui a les mains maculées du sang de la torture qui, de cette manière, finirait par s'introduire dans l'Internet et dans la société de l'infornmation".





Pour plus d'information:
Gianluca Eramo
geramo@europarl.eu.int