Mort d'un jeune moine tibétain condamné en 2002 à neufans de prison


AFP

Nyima Drapka, un moine tibétain âgé de moins de 30 ans et condamné l'an dernier à neuf ans de prison, est mort après avoir avoir été hospitalisé pendant dix jours, a-t-on appris de sources concordantes samedi. "Le lama est mort avant-hier (jeudi) dans l'après-midi", a déclaré sous couvert de l'anonymat à l'AFP une infirmière de l'hôpital du district de Dawu, dans une région tibétaine de la province du Sichuan (sud-ouest). Elle a ajouté que le jeune religieux avait été soigné par un médecin mais a dit ne pas être au courant des causes de son décès. Selon une source anonyme citée par Radio Free Asia (RFA), le moine aurait été violemment battu en prison après avoir refusé de renier ses convictions séparatistes. Après avoir vécu plusieurs années en exil en Inde, Nyima Drapka était rentré à Dawu en 1994, où il collait régulièrement des affiches appelant à l'indépendance du Tibet sur des bâtiments gouvernementaux, selon la radio américaine. Après l'arrestation de plusieurs innocents pour ces actes, Nyima Drapka avait commencé à signer ses affiches, puis il avait fui à Lhassa où il avait été arrêté. "Après sa mort, sa dépouille a été remise au monastère de Dawu où les rites bouddhistes ont été accomplis", selon une autre source citée par RFA. Le Tibet est occupé par la Chine communiste depuis 1951. En 1959, le dalaï-lama s'est réfugié en Inde durant la répression par l'armée chinoise d'un soulèvement à Lhassa. Il a formé à Dharamsala un gouvernement en exil.

Plus de la moitié de 5,4 millions de Tibétains en Chine vivent en dehors de la Région autonome du Tibet, principalement dans les provinces du Sichuan, du Yunnan (sud-ouest), du Qinghai (ouest) et du Gansu (nord-ouest).