GRAVE CRISE ECONOMIQUE ET HUMANITAIRE EN MONGOLIE: QUESTION ECRITE A LA COMMISSION


Bruxelles, le 23 février 2001. Après avoir été gravement touchée par des températures extrêmement basses l'année dernière, la Mongolie se trouve à nouveau confrontée depuis quelques semaines à une situation climatique critique. Des températures extrêmement rigoureuses et de fortes intempéries ont déjà causé la mort de plusieurs centaines de milliers de têtes de bétail et menacent à présent presque la moitié du cheptel du pays. Pour faire face à cette crise dont les conséquences pour les populations locales risquent encore de s'aggraver et de se transformer en véritable catastrophe humanitaire, le Gouvernement mongol et les Nations Unies ont lancé un appel à la communauté internationale afin qu'une aide humanitaire conséquente soit rapidement apportée aux autorités d'Oulan Bator.
A ce sujet Olivier Dupuis, secrétaire du PRT et député européen à déposé une question écrite prioritaire à la Commission.

Question écrite prioritaire à la Commission

Auteur: Dupuis

Objet: Catastrophe économique et humanitaire en Mongolie

"L’hiver extrêmement rigoureux qui a frappé la Mongolie pour la deuxième année consécutive, avec des températures de 30 degrés en dessous de zéro et de très fortes chutes de neige, détruisant toute possibilité de pâturage, menace gravement une grande partie des quelques 30 millions de têtes de bétail que compte le pays. Le désastre économique de l'année dernière qui avait provoqué la mort de 2,4 millions de têtes de bétail, a été suivi par un été extrêmement sec. Selon les estimations du Gouvernement de Mongolie et des experts du Programme des NU pour le Développement, en l’absence d'une aide d'urgence rapide et massive, quelques 12 millions de têtes de bétail seraient destinées à mourir au cours des prochaines semaines, provoquant ainsi une véritable catastrophe humanitaire. A la fin du mois de janvier les conditions atmosphériques ont causé la mort de plus de 500.000 têtes de bétail et entrainé une situation très critique en termes de subsistance pour plus 75.000 familles mongoles.
L'Union européenne, l'Inde, Israël et d'autres pays ont répondu à l'appel lancé conjointement par le Gouvernement mongol et par les Nations unies offrant plusieurs centaines de milliers de dollars d'aide qu’il faut néanmoins replacer dans le contexte de besoins d’aide évalués à 8,7 millions de dollars non compris l'envoi de denrées et matériel - en premier lieu des aliments pour animaux - d'une valeur d'environ 4 millions de dollars nécessaires pour endiguer cette catastrophe économique en partie déjà consommée et en passe de devenir une catastrophe humanitaire.
Ces évaluations générales en termes d’aide concordent-elles avec celles de la Commission ? Dans l’affirmative la Commission entend-elle limiter son intervention humanitaire et d’aide d’urgence aux seuls montants déjà promis?"