Elections afghanes: l'UE déploie ses observateurs pour évaluer les problèmes


AFP

L'Union européenne va commencer à déployer en fin de semaine ses observateurs chargés de surveiller déroulement des élections parlementaires afghane du 18 septembre, notamment les "intimidations" et problèmes logistiques, a indiqué mercredi la chef de la mission, Emma Bonino. "Près de 60 observateurs de 18 pays européens, arrivés cette semaine à Kaboul, vont être envoyés ces prochains jours dans 30 des 34 provinces afghanes", Kunar, le Nouristan, Helmand et Zaboul ayant été évitées pour raisons de sécurité, a expliqué à l'AFP la parlementaire européenne italienne. "Ils seront ensuite rejoints par une vingtaine d'autres observateurs (parlementaires européens, diplomates). Au total il devrait ainsi y avoir près de 120 observateurs européens en septembre", a-t-elle ajouté. Principale mission internationale d'observation des élections, la délégation européenne va surtout s'attacher à "recenser les problèmes qui vont surgir dans la préparation des élections comme le jour du scrutin", selon Mme Bonino. Parmi ces "problèmes", Emma Bonino souligne avoir déjà été informée de cas d'"intimidations" dans plusieurs provinces. "Les intimidations ont commencé bien avant le début de la campagne, avec beaucoup de lettres anonymes dénonçant tel ou tel candidat ou des rumeurs sur la disparition de certains d'entre eux. Nous avons aussi vu des affiches de candidates femmes dont les yeux ont été déchirés", a-t-elle raconté. Les observateurs européens vont également s'attacher à évaluer les nombreux problèmes logistiques dans des régions souvent difficiles d'accès et enclavées. "Nous devons nous assurer que tous les électeur pourront arriver aux bureaux de vote et voter librement, et que tous les candidats aient accès aux médias", estime-t-elle. La présence des observateurs dès le début août "permettra également de voir qui sont les candidats, et pour quel leaders, commandant ou partis politique ils se présentent", conclut Mme Bonino. Plus de 5.800 Afghans - dont plus de 10% de femmes - sont candidats aux élections qui doivent désigner les représentants de la Wolesi Jirga (chambre basse du parlement) et ceux des conseils des 34 provinces d'Afghanistan.