Corée du Nord. Kim Jong-Il a lui-même ordonné le retrait de ses portraits


AFP

Séoul. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il a lui-même ordonné le retrait de ses portraits des lieux publics pour réduire le culte de la personnalité qui lui était rendu depuis des décennies, a affirmé mercredi l'agence sud-coréenne Yonhap.

Les premières informations cette semaine sur l'enlèvement de portraits de M. Kim dans la capitale, Pyongyang, où ils étaient omni-présents, avaient provoqué des spéculations sur un éventuel revers de fortune politique du dirigeant stalinien.

Mais l'agence nord-coréenne KCNA a rapporté mercredi que M. Kim était réapparu en public lors d'une visite de garnison. Accompagné par des hauts responsables militaires, il a inspecté l'unité 754, a assuré KCNA, sans préciser la date de la visite. Le dictateur de 62 ans effectue régulièrement des inspections d'unités militaires en tant que commandant des forces armées.

L'agence de presse sud-coréenne rapporte de son côté que l'ordre de décrocher les portraits du fils du fondateur du régime avait été publié il y a trois semaines par M. Kim lui-même, qui jugeait avoir été porté aux nues de manière excessive.

Yonhap assure que les portraits du dirigeant étaient en train d'être enlevé de tous les lieux publics et des domiciles.

Selon les déclarations d'un responsable nord-coréen joint par téléphone, seul le portrait de Kim père, Kim Il-Sung, mort en 1994 et vénéré comme un dieu en Corée du Nord, restait en vue dans les bâtiments publics et les habitations de la capitale.

Le responsable nord-coréen a ajouté que le retrait n'avait "rien à voir avec un problème quelconque" à propos de M. Kim qui a succédé à son père à sa disparition.