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Cambodge: retour de l'opposant Sam Rainsy
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PHNOM PENH (AFP) - Le leader de l'opposition cambodgienne Sam Rainsy, qui s'était exilé il y a un an en France, est rentré vendredi dans son pays à la suite d'une réconciliation spectaculaire avec le Premier ministre Hun Sen qui l'avait poursuivi pour diffamation.
"Je suis très heureux, très ému", a déclaré en français Sam Rainsy, 56 ans, peu après son arrivée à l'aéroport international de Phnom Penh où l'attendaient des milliers de partisans en liesse.
"Je pense que le Cambodge aborde une nouvelle étape de son histoire", a-t-il dit sous les acclamations de la foule qui agitait de petits drapeaux bleus, la couleur du parti de Sam Rainsy, ainsi que l'emblême national. "Une nouvelle page de l'histoire est ouverte aujourd'hui", a-t-il répété. Comme on lui demandait s'il était prêt désormais à travailler avec le Premier ministre, Sam Rainsy a répondu : "Je suis en faveur du dialogue, c'est pourquoi je rencontrerai tout le monde". Y compris Hun Sen? "Bien sûr", a répondu l'opposant. "Je travaillerai avec n'importe qui pour développer le pays", a-t-il dit. "Le conflit avec le Premier ministre est terminé maintenant".
Sam Rainsy a, par ailleurs, nié avoir pris la fuite en février 2005 après avoir perdu son immunité parlementaire. "Je ne me suis pas enfui", a-t-il assuré, ajoutant : "Je devais réorganiser le parti, les forces disponibles à l'intérieur et à l'extérieur du pays". Sam Rainsy avait été condamné le 22 décembre par contumace à 18 mois de prison pour avoir diffamé notamment Hun Sen qu'il avait accusé d'avoir orchestré une attaque à la grenade meurtrière contre un rassemblement de son parti en 1997.
Cette condamnation et une série d'arrestations et de poursuites judiciaires contre des activistes des droits de l'Homme avaient vivement inquiété la communauté internationale qui avait dénoncé des menaces sur les libertés démocratiques au Cambodge, petit royaume d'Asie du Sud-Est ayant connu près de trois décennies de conflits. Dans une lettre rendue publique le 3 février, Sam Rainsy s'était officiellement rétracté en liaison avec les accusations lancées contre le Premier ministre, ce qui avait permis au roi Norodom Sihamoni de le grâcier, à la demande de Hun Sen qui avait également signalé par écrit la fin du "différend".
Vendredi, le porte-parole du gouvernement, Khieu Kanharith, a estimé que le retour de Sam Rainsy était bon pour le pays car l'opposition politique est nécessaire pour lutter contre la corruption. "Le gouvernement n'a pas besoin d'une opposition qui le soutienne tout le temps. Ce qui est important, c'est d'éviter de présenter systématiquement le gouvernement comme un ennemi", a-t-il dit. Thun Saray, président du Comité d'action pour les droits de l'Homme au Cambodge, a jugé que la classe politique cambodgienne était peut-être en train d'atteindre un certain degré de maturité. "Nos leaders doivent se parler au lieu de s'affronter".
Il a estimé qu'en s'excusant publiquement, Sam Rainsy pourrait avoir perdu un peu de sa crédibilité mais qu'il est toujours soutenu par une majorité de son parti.
Dans un entretien avec l'AFP, Hor Namhong, vice-Premier ministre et ministre cambodgien des Affaires étrangères, s'est fait l'écho de "rumeurs" et de "spéculations" sur des risques de scission du parti de Sam Rainsy. "Il s'est un peu déshabillé". Alors que les prochaines élections générales au Cambodge sont prévues en 2008, des commentateurs n'excluent pas un réalignement des partis politiques, alors que les royalistes du Funcinpec, alliés au Parti du Peuple Cambodgien de Hun Sen, auraient perdu du terrain ces dernières années.
"Hun Sen reste le maître du jeu", a conclu un diplomate.
"Je suis très heureux, très ému", a déclaré en français Sam Rainsy, 56 ans, peu après son arrivée à l'aéroport international de Phnom Penh où l'attendaient des milliers de partisans en liesse.
"Je pense que le Cambodge aborde une nouvelle étape de son histoire", a-t-il dit sous les acclamations de la foule qui agitait de petits drapeaux bleus, la couleur du parti de Sam Rainsy, ainsi que l'emblême national. "Une nouvelle page de l'histoire est ouverte aujourd'hui", a-t-il répété. Comme on lui demandait s'il était prêt désormais à travailler avec le Premier ministre, Sam Rainsy a répondu : "Je suis en faveur du dialogue, c'est pourquoi je rencontrerai tout le monde". Y compris Hun Sen? "Bien sûr", a répondu l'opposant. "Je travaillerai avec n'importe qui pour développer le pays", a-t-il dit. "Le conflit avec le Premier ministre est terminé maintenant".
Sam Rainsy a, par ailleurs, nié avoir pris la fuite en février 2005 après avoir perdu son immunité parlementaire. "Je ne me suis pas enfui", a-t-il assuré, ajoutant : "Je devais réorganiser le parti, les forces disponibles à l'intérieur et à l'extérieur du pays". Sam Rainsy avait été condamné le 22 décembre par contumace à 18 mois de prison pour avoir diffamé notamment Hun Sen qu'il avait accusé d'avoir orchestré une attaque à la grenade meurtrière contre un rassemblement de son parti en 1997.
Cette condamnation et une série d'arrestations et de poursuites judiciaires contre des activistes des droits de l'Homme avaient vivement inquiété la communauté internationale qui avait dénoncé des menaces sur les libertés démocratiques au Cambodge, petit royaume d'Asie du Sud-Est ayant connu près de trois décennies de conflits. Dans une lettre rendue publique le 3 février, Sam Rainsy s'était officiellement rétracté en liaison avec les accusations lancées contre le Premier ministre, ce qui avait permis au roi Norodom Sihamoni de le grâcier, à la demande de Hun Sen qui avait également signalé par écrit la fin du "différend".
Vendredi, le porte-parole du gouvernement, Khieu Kanharith, a estimé que le retour de Sam Rainsy était bon pour le pays car l'opposition politique est nécessaire pour lutter contre la corruption. "Le gouvernement n'a pas besoin d'une opposition qui le soutienne tout le temps. Ce qui est important, c'est d'éviter de présenter systématiquement le gouvernement comme un ennemi", a-t-il dit. Thun Saray, président du Comité d'action pour les droits de l'Homme au Cambodge, a jugé que la classe politique cambodgienne était peut-être en train d'atteindre un certain degré de maturité. "Nos leaders doivent se parler au lieu de s'affronter".
Il a estimé qu'en s'excusant publiquement, Sam Rainsy pourrait avoir perdu un peu de sa crédibilité mais qu'il est toujours soutenu par une majorité de son parti.
Dans un entretien avec l'AFP, Hor Namhong, vice-Premier ministre et ministre cambodgien des Affaires étrangères, s'est fait l'écho de "rumeurs" et de "spéculations" sur des risques de scission du parti de Sam Rainsy. "Il s'est un peu déshabillé". Alors que les prochaines élections générales au Cambodge sont prévues en 2008, des commentateurs n'excluent pas un réalignement des partis politiques, alors que les royalistes du Funcinpec, alliés au Parti du Peuple Cambodgien de Hun Sen, auraient perdu du terrain ces dernières années.
"Hun Sen reste le maître du jeu", a conclu un diplomate.
Inscriptions et contributions 2013
| Giuseppe R. Roma | 590 € |
| Salvatore P. Capistrello | 200 € |
| Giancarlo B. Torino | 30 € |
| Marco B. Merano | 20 € |
| Davide B. Prato | 50 € |
| Giuseppe P. Grottammare | 50 € |
| Maurizio T. Roma | 1.000 € |
| Rosa A. Firenze | 590 € |
| Giuliano G. Sondrio | 590 € |
| Sergio Pasquale R. Cremona | 500 € |
| Total | 326.746 € |
Inscriptions et contributions (online) 2013
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