Arlon retrouve sa quiétude




Un bataillon de policiers a remballé mercredi matin tout son dispositif autour du palais de justice

ARLON
Mardi, jour du prononcé de l'arrêt de la cour d'assises d'Arlon, l'ambiance était plutôt décontractée au sein du prétoire et faisait un peu penser à une fin d'année scolaire où tout le monde sent que les vacances sont proches et ne pense plus à grand-chose d'autre. Beaucoup d'avocats et de parties civiles avaient déjà plié bagage mardi soir pour réintégrer qui leur domicile liégeois qui leur cabinet bruxellois.

Mercredi matin, seuls trois avocats avaient fait le déplacement pour venir entendre Me Slusny sur les intérêts civils. A l'entrée de la salle, quelques policiers sont là mais ne contrôlent plus personne. Le portique détecteur de métaux n'est d'ailleurs pas activé. La salle de la cour d'assises est quasiment déserte quand le président ouvre et lève presque aussitôt la séance.

Dehors, un véritable bataillon de policiers s'active comme des fourmis pour remettre en l'état la place du palais de justice. En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, le périmètre de sécurité est levé, les barrières Nadar, et de police, sont rassemblées, prêtes à être embarquées sur des camions. Dorénavant, l'entrée de la cour d'assises n'est plus un dédale de barrières mais bien un magnifique ouvrage d'art dont on peut enfin admirer toute la splendeur et la majestuosité.

Si les policiers sont de corvée pour ranger leur matériel un peu à la manière d'enfants qui doivent remettre leur chambre en ordre après y avoir joué, les journalistes, eux, ne seront pas obligés de ranger leur studio mobile. Pas qu'ils vont rester là ad vitam, non. Mais c'est une société privée qui va se charger de l'enlèvement de ces monstrueux bunkers qui défigurent la place du centre d'Arlon. D'ici à quelques jours, la cité romaine aura vraiment retrouvé la quiétude que le procès Dutroux lui aura fait perdre. M. Ka.

A.-F.So.