Afghanistan-élections Elections : les autorités dénoncent "intimidations" et "harcèlements"


AFP

La commission électorale afghane s'est inquiétée mercredi des "intimidations" et "harcèlements" dont seraient victimes certains candidats aux élections parlementaires du 18 septembre prochain, en demandant "à tous les Afghans de respecter les droits des candidats, hommes ou femmes". "La commission électorale s'inquiète d'informations faisant état d'intimidations et de harcèlements de certains candidats", déclare dans un communiqué Bismillah Bismil, président de cette commission menée conjointement par l'ONU et le gouvernement afghan. "Tout candidat a le droit de promouvoir son programme politique, sans obstructions. Toute tentative d'attenter aux activités de campagne d'un candidat, homme ou femme, constitue une violation du processus électoral démocratique, et peut être sanctionné par la commission des plaintes électorale", prévient-il. "Tous les candidats se sont engagés (dans le cadre des élections) à respecter les droits et la liberté d'expression des autres mouvements politiques et candidats indépendants, et le public à participer à l'inscription, à la campagne électorale et au vote sans interférer" sur le processus, explique-t-il. "Les responsables gouvernementaux ont interdiction d'intervenir dans le processus, de tenter d'influencer les électeurs, de soutenir ou critiquer des candidats, ou d'utiliser des moyens de l'Etat pour ou contre un candidat", aux termes d'un décret présidentiel publié le 8 juin dernier, ajoute le président de la commission. "Tout candidat victime d'intimidations ou de harcèlement devrait adresser une plainte écrite à la commission des plaintes électorale, auprès de ses délégations locales, dans les provinces, ou nationale, à Kaboul, ou par courrier internet", conclut-il. Mercredi, la chef de la mission d'observation de l'Union européenne pour ces élections, Emma Bonino, a indiqué à l'AFP avoir été déjà informée de cas d'"intimidations" dans plusieurs provinces. Plus de 5.800 Afghans - dont plus de 10% de femmes - sont candidats aux élections qui doivent désigner les représentants de la Wolesi Jirga (chambre basse du parlement) et ceux des conseils des 34 provinces d'Afghanistan.