Le Parti Radical Nonviolent Transnational et Transparti


Régistre de Transparence de l'Union européenne
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Notre numéro d'enregistrement est le suivant: 88206897526-65

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CHRONOLOGIE INTERNATIONALE DU PARTI RADICAL

Le Parti Radical Non-violent Transnational et Trans-partiest une organisation non-violente gandhienne. Son symbole est un portrait du Mahatma Gandhi formé par les mots “Partit Radical” écrites dans plus de 50 langues. Dans ses campagnes, le PRNTT essaie d'atteindre, sensibiliser et engager des secteurs politiques différents, mobilisant ses membres à travers des actions non-violentes trans-nationales qui obligent les institutions nationales et internationales à respecter leurs lois et leurs principes. Le parti ne participe pas avec ses propres listes aux élections nationales, régionales ou locales.
 
Depuis le 1995 le Parti Radical est enregistré comme Organisation non gouvernementale (ONG) avec un statut consultatif de catégorie générale, auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) des Nations Unies. Dans ce cadre, le PRNTT a permis à de nombreuses personnes et organisations actives pour la démocratie et les droits de l'homme d'être représentées auprès de la Commission Droits de l'Homme de des Nations Unies et de présenter à cette occasion leurs positions aux diplomates, médias internationaux et autres ONG. Pour ces raisons, à plusieurs reprises, le PRNTT est devenu l'objet de demandes de sanctions de la part de la Fédération Russe et du Vietnam qui, avec le soutien de la Chine, l'Iran et d'autres États totalitaires ou autoritaires, demandaient de l'exclure en tant que “coupable” d'avoir offert à peuples non-représentés la possibilité d'interagir avec la plus importante institution internationale. Ces dynamiques ont obligé l’ECOSOC à voter par deux fois, confirmant la justesse de l'action menée par le PRNTT: cela a été la première fois où un vote de cette nature a permis à une ONG primer sur un État membre au sein des Nations Unies.
 
Depuis son insertion au sein de l’ECOSOC des Nations Unis, le PRNTT a participé aux activités de plusieurs organes de l’Onu sur des questions relatives à la promotion des droits civils et politiques; au support d'actions bilatérales et multilatérales pour promouvoir la démocratie dans le monde ; au soutien des activités des Tribunaux ad hoc pour l'ex Yougoslavie et pour le Rwanda; à la création du Tribunal Pénal International, dont le statut a été voté à Rome en 1998 suite à une longue campagne menée par les Radicales; à l’adoption de la Résolution pour un Moratoire universel sur la peine capitale pars l’Assemblée Générale de l’Onu; à l'emploi de technologies Internet au niveau global pour étendre les libertés civiles et la démocratie; pour la liberté de recherche scientifique et pour une conversion des dépenses militaires à des fins civiles.
Pendant ces années, le PRNTT a renforcé ses rapports avec beaucoup d'autres ONG internationales comme Freedom House, Human Rights Watch, le Mouvement Fédéraliste Mondial, Amnesty International, le Democratic Coalition Project and Parliamentarians for Global Action, ainsi qu'avec des peuples sous-représentés et des exilés politiques pour les aider à faire connaître leurs cas et sensibiliser les organes décisionnels. Ces groupes comprennent, par exemple : les tibétains, Ouïgours, Degar (connu aussi comme Montagnard), albanais du Kosovo, tchétchènes, ainsi comme dissidents politiques du sud-est asiatique, des Balkans et de Cuba.
De plus le PRNTT est engagé dans une série d'activités liées à l'initiative «Pour une Communauté des Démocraties» (Community of Democracies) lancée en 2000 pour promouvoir un œuvre coordonnée des États démocratiques pour l’affirmation des droits civils et politiques dans le monde entier.
Le projet du PRNTT est de promouvoir une politique internationale de droit, liberté et démocratie, redressant un ‘progrès’ qui a permis le développement économique et civil dans des nombreuses régions du monde, mais qui n'a pas touché une grande partie de la population. Des peuples entiers sont privés de leurs droits fondamentaux, sans que cela soit considéré une priorité de la part des États nationaux et des organisations internationales.
 
DE LA LOI DE LA FORCE A LA FORCE DE LA LOI
La bataille contre la peine de mort dans le monde
Une des associations constitutives du PRNTT est «Nessuno tocchi Caino», «Personne ne touche Caïn»une ligue internationale de citoyens et parlementaires pour l'abolition de la peine de morte dans le monde, fondée à Bruxelles en 1993. Son objectif était d'obtenir un Moratoire mondial sur les exécutions, en vue de l’abolition définitive de la peine de mort. Son nom provient de la Genèse. Dans la Bible il était écrit “œil pour œil, dent pour dent”, mais aussi: “Le Seigneur posa sur Caïn un signe afin que personne le rencontrant ne le blesse”. Aujourd'hui cela doit être interprété dans le sens suivant lequel un État ne peut décider de la vie de ses citoyens. Nessuno tocchi Caino ne veut pas dire qu'il ne faut pas penser à Abel, mais croit en la Justice et pas en la Vengeance.
Pour atteindre cet objectif d'une importance humaine et civile extraordinaire, Nessuno tocchi Caino a réussi à mobiliser des parlementaires, des gouvernements et l'opinion publique dans le monde entier. Le 18 décembre 2007, après les quatorze ans de sa fondation, Nessuno tocchi Caino a finalement obtenue l'approbation de l'Assemblée Générale des Nations Unies (ONU) pour une Résolution pour un Moratoire Universel sur la peine capitale. Il s'agit d'une victoire historique pour le monde entier, notamment pour l'Italie qui a eu le mérite de convaincre les représentants de pays de tous continents de soutenir une initiative qui représente un important progrès dans le système des Droits de l'Homme. Avec le vote soutenant le Moratoire, les Nations Unies ont affirmé le principe selon lequel la peine de mort viole les droits de la personne et que son abolition contribue au renforcement de la dignité humaine.
 Le vote de l'ONU marque une étape fondamentale pour les États sur le chemin de la non violence et dans l'administration de la justice. Maintenant Nessuno tocchi Caino, est engagée dans des projets qui visent l’application concrète du Moratoire sur des fronts différents et dans tous les cas de peine capitale: de l'Afrique, où pendant les derniers années des mesures importantes ont été prises vers l'abolition, à l'Asie, continent où sont appliquées la plupart des condamnations à mort ...Afin que ces pays ne soient plus Caïn, exécuteurs et témoins de la perversion selon laquelle la vie est sauvegardée en infligeant la mort.
 
La lutte contre les fondamentalismes prohibitionnistes
L'interdiction des drogues a accru la valeur de ces substances, créant une économie parallèle totalement gérée par les grandes organisations criminelles qui souvent détiennent le contrôle territorial de régions entières, comme par exemple en Colombie, en Afghanistan ou au Mexique, posant un problème de sécurité et de paix non seulement régionale mais aussi globale. Au travers tout d'abord d'actions non violentes puis de documentation et de délibérations formelles et au sein des Nations Unies depuis 1998, et au sein des Parlements de Rome et Strasbourg,, le PRNTT a posé la nécessité de nouvelles politiques de réglementation de la production de pavot pour une industrialisation médicale qui aboutirait à la production de morphine, pour répondre à la demande d'analgésiques par opium, à laquelle 80% de la population mondiale n'a pas accès, ainsi que le montrent les documents fournis par la l'Organisation Mondiale de la Santé. Cette lutte anti-prohibitionniste est plus que jamais nécessaire et urgente, pour promouvoir la paix, la liberté et la démocratie dans de nombreuses régions du monde.
 
La lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF)
La campagne, démarrée en 2000, avec l'association radicale No Peace Without Justice, suite à une mission d'Emma Bonino au Mali, à l'époque où elle était députée du Parlement Européen, a pris un tournant décisif en 2003, grâce à l'engagement de Suzanne Mubarak, alors première dame d'Egypte qui a organisé une conférence au Caire à laquelle ont participé les plus hautes autorités religieuses du pays, Musulmanes et Coptes. La Déclaration du Caire a mené, en un mois, à l'adoption par l'Union Africaine, du Protocole de Maputo qui a interdit les MGF en tant que violations des Droits Humains des femmes et des filles. Depuis lors la campagne a conduit 19 pays sur 28 concernés par ce phénomène à adopter une loi les interdisant. Aujourd'hui, après dix années et diverses conférences tenues dans les principales capitales, les États Membres de l' Union Africaine s'engagent progressivement au sein de l'ONU afin que l'Assemblée Générale adopte d'ici 2011 une Résolution pour l'interdiction des MGF.
 
Le Congrès Mondial pour la Liberté de la Recherche Scientifique
Depuis 2006, avec l'association Luca Coscioni le Parti Radical lutte pour affirmer la liberté de recherche scientifique, en impliquant des législateurs, des militants des droits de l'Homme, des médecins, des experts et des prix Nobel.
Parmi les engagements pris lors des réunions de Rome et Bruxelles, certains concernaient le suivi de l'état de la liberté de recherches et de soins dans le monde, le renforcement ou la création de politiques, de règles et de juridictions aussi bien internationales que constitutionnelles, pour la défense du droit à la liberté de recherche; notamment la liberté de recherche sur les cellules séminales. D'autres engagements consistaient à surmonter les interdictions posées par l'Union Européen du financement de la recherche obtenue par transfert de noyau de cellule; surmonter les interdictions au sein des Nations Unies, bien que non contraignantes, promouvoir l'enseignement de la méthode scientifique, affirmer l'autodétermination individuelle en matière de soins, y compris dans le cas où l'arrêt de ces soins conduirait le patient à la mort; mettre en œuvre la Convention des Nations Unis sur les Droits des Personnes en Situation de Handicap, notamment dans les pays les moins développés.
 
Environnement et démographie
La Conférence Mondiale de L'ONU sur la Population et le Développement du Caire de 1994 a établis comme objectif «d'assurer d'ici 2015 l'accès universel aux soins en matière de santé reproductive, y compris le planning familial». La proposition d'une Conférence Mondiale des Nations Unies sur la Population et le Développement a donc été lancée, cependant bloquée depuis cinq ans. En effet, il existe un vaste réseau international mobilisé autour des objectifs du Caire. La corrélation que le PRNTT suggère depuis toujours entre la «bombe démographique» et la pression sur les ressources naturelles et alimentaires est un point commun avec de nombreux acteurs des mouvements écologiques mondiaux, bien qu'il ait été exclu des conclusions du sommet de Copenhague. Le rapport du Fond des Nations Unies pour la Population et le Développement 2009 «L'état de la population du monde. Dans un monde qui change : femmes, population et climat» indique que la natalité galopant est un des principaux facteurs du réchauffement climatique et un des principaux facteurs de risques.
 
L'activation des juridictions internationales
La dégénérescence de la "real-démocratie", ou "démocratie réelle", doit être traitée comme une vraie maladie, potentiellement mortelle, de l’idéal démocratique. Lors du Congres de Tirana, en 2002, nous avions proposé la création d'une Organisation mondiale “de la” et “des” démocraties. La protection supranationale des droits démocratiques- droits universels historiquement acquis comme "naturels" – est un objectif clé du Parti Radical, un objectif à poursuivre à travers la non-violence, une méthode que le Parlement Européen (dans sa Résolution sur le rapport sur les droits de l'homme dans le Monde, adoptée en 2008) avait définie comme "l'instrument le plus approprié pour la promotion des Droits Fondamentaux". Celle résolution n'a pas abouti à ce jour, que ce soit au travers d’un acte concret ou d’un engagement budgétaire de la part des Institutions Européennes et des partis politiques européens.
La nécessité de poursuivre l’objectif de «faire de la démocratie et de la loi un instrument au service des citoyens du monde entier afin d’aborder les grandes questions politiques et sociales du notre temps» sera donc au centre du débat de la phase finale du 39ème Congrès du Parti Radical. Cette dernière phase articulera différentes sessions thématiques, qui, en plus de faire le point sur la situation des différentes campagnes en cours, permettront de proposer des nouvelles priorités pour le Parti, identifiant aussi les besoins humains et financiers.