Le 29 novembre 2000 au Parlement Européen une "Journée internationale contre les mutilations génitales féminines" Emma Bonino: "Selon l'Organisation Mondiale de la Santé 130 millions de fillettes et de femmes sont victimes des mutilations génitales féminines dans le monde. Chaque année, deux millions d'autres sont exposées à ces pratiques. Il faut mettre fin dans le monde entier à ces sévices qui dégradent l'être humain". Chaque année deux millions de jeunes femmes sont soumises, en violation ouverte de la Déclaration universelle des droits de l'homme, à la pratique dite des mutilations génitales féminines. D'après les chiffres de l'OMS 130 millions de fillettes et de femmes ont déjà subi ces pratiques traditionnelles, aux multiples conséquences négatives, aussi bien sur le plan physique que psychologique, qui dégradent l'être humain. Comment éveiller l'attention internationale sur cette tragédie? Quelles mesures peut-on envisager pour mettre fin dans le monde entier à ces sévices ? Une proposition de résolution dénonçant le drame des mutilations génitales féminines a été présentée en juin dernier au Parlement Européen par Emma Bonino et les députés radicaux italiens de la "Lista Bonino". Le document, qui propose entre autres choses aux États membres de l'UE d'octroyer le droit d'asile aux femmes de tout âge qui veulent vivre à l'abri de cette menace à leur intégrité physique, a été déjà signé par 318 des 626 députés européens. Vu l'intérêt croissant que ce thème suscite dans les milieux politiques et dans la société civile de nombreux pays, tant européens qu'africains, les promoteurs de cette initiative ont décidé d'organiser le 29 novembre prochain, au Parlement Européen à Bruxelles, une "Journée internationale contre les mutilations génitales féminines". Ont déjà confirmé leur présence en qualité d'orateurs-témoins: Mme Olayinka Koso-Thomas: médecin nigérian, Président de la section sierra-léonaise du Comité Interafricain sur les pratiques traditionnelles, actif dans 28 pays africains; Mme Comfort Momoh: sage-femme sierra-léonaise travaillant au Royaume Uni; Mme Ahlem Belhadj: pédopsychiatre tunisienne, présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocratiques; M. Mohamed Aden Sheik: médecin chirurgien somalien, ex-ministre somalien de la Santé, actuellement conseiller communal à Turin; Mme Khady Koïta: formatrice sénégalaise, représentant du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles; Mme Linda Weil-Curiel: avocate française, cofondatrice de la Commission pour l'abolition des mutilations sexuelles; M. Demba Diawara: leader religieux sénégalais, imam à Thiès, Sénégal; Mme Mona El Tobgui: pédiatre egyptienne, membre de l' Egyptian Society for Prevention of Harmful Practices to Woman and Child and Care Children; Mme Marie-Hélène Franjou: malienne, Présidente du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles; Mme Ellen Johnson-Sirleaf: manager liberienne, ancien ministre des Finances, candidate aux élections présidentielles au Liberia en 1997, Présidente d'Open Society Institute West Africa. La participation de M. Antonio Vitorino, Commissaire européen chargé de la Justice et des Affaires intérieures, est prévue. Le programme de la Journée prévoit une matinée d'interventions et de témoignages, présentés par des personnalités directement impliquées dans ce domaine et un après-midi de débat auquel participeront les représentants de nombreuses ONG et organisations des droits de l'homme aussi bien que des députés européens. La vision de quelques documents vidéo réalisés par des ONG et médias internationaux sera également proposée aux participants. Bruxelles, le 9 novembre 2000 POUR TOUT RENSEIGNEMENT S'ADRESSER AU SECRETARIAT D'EMMA BONINO: TEL. 00322.2845288/2847288 FAX 00322.2849288 E-MAIL marleone@visto.com |