Home ›
Dutroux: grande nervosité à l'audien
Tweet
La chambre des mises en accusation a débuté son travail «au finish».
Le papa d'An Marchal n'a pas eu l'interprète qu'il demandait. Il ne peut suivre les débats. La salle d'audience a été hautement sécurisée.
Belga
AMBIANCE
Tous de braves gens, sans doute. Ils sont cinquante membres des comités blancs à avoir fait le déplacement, lundi au palais de justice de Liège, pour la première audience de la chambre des mises en accusation qui examine, la semaine durant, le renvoi des inculpés de l'affaire Dutroux aux assises. Tous braves, mais quelques-uns sont nerveux. Leur ire se focalise, disent leurs calicots, sur Michel Nihoul. Pourtant, ce n'est pas pour eux que le dispositif policier a été renforcé. C'est pour se prémunir contre tout incident - l'évasion de Marc Dutroux du palais de justice de Neufchâteau est encore dans les mémoires - que le procureur général, Anne Thily, a décidé que tout serait sécurisé.
Côté salle d'audience, les fenêtres ont été calfeutrées. Même si la vie de Dutroux ne paraît pas en danger, mieux vaut éviter tout risque, s'est dit le parquet général. Côté public (un couloir du vieux palais qui donne accès à une salle d'ordinaire affectée à d'autres travaux), un portique de sécurité a été installé. Une escouade de policiers limite les entrées aux avocats et aux inculpés libres. Pour le transfert des détenus, des chiens policiers sont même amenés en renfort.
L'arrivée de Michel Nihoul donne le signal d'une manifestation intra muros. En choeur, les «blancs» scandent «Nihoul aux assises», l'un d'eux plus fort que d'autres: il a apporté un mégaphone. On est loin de la sérénité usuelle des lieux. Malgré tout, Nihoul dit être «confiant».
Menace d'attentat?
Soudain, là où on voyait encore l'entrée de la salle d'audience, des armoires métalliques glissent sur le sol, bouchent la vue. Des policiers viennent de compléter leur barrage. L'audience débute.
Après quelque temps, un citoyen, Rolando, s'empare du mégaphone et lance un «appel à la population», contre l'oubli, pour les parents des victimes et pour une «vraie» justice, dit-il.
Sans explication, Georges Frisque, le correspondant de Dutroux qui est à la base de son récent changement d'avocat, est soudain hélé par deux policiers. Il les suit. Peu après, il revient et assure avoir été fouillé. On apprend d'une autre source que «ce n'est pas sans raison», pas au hasard. Un bruit circulait à propos de Frisque... qui profite de l'occasion pour se montrer à nouveau aux caméras et débiter ses hypothèses, fumeuses. Et puis c'est l'incident.
Pol Marchal en colère
Soudain, Pol Marchal, seul à être présent au nombre des parents des victimes, sort furieux de la salle d'audience, presque livide de nervosité. Il explique plus tard que, déjà hors de lui parce que la cour lui a refusé un interprète («Je ne peux plus suivre, vous savez»), il avait vu Michel Lelièvre, l'un des complices de Dutroux, se servir d'un téléphone portable et, pis, le faire en se moquant de lui. «Je l'ai frappé, pas fort, pas assez fort, mais je l'ai frappé. Ce n'est pas possible qu'il puisse téléphoner comme ça!». Ni se moquer.
Les comités blancs s'échauffent, commentent l'événement. Une dame estime qu' «il faut tout casser, sinon rien ne changera». Ce n'est que plus tard que l'avocat de Lelièvre, Me Olivier Slusny, donnera sa version: il téléphonait lui-même à son assistante lorsque celle-ci a souhaité parler à leur client. Lequel a eu, pour l'avocat, un sourire certes mal placé mais sans rapport avec le papa d'An. «Nous comprenons fort bien que M. Marchal soit énervé. Les parents souffrent beaucoup, nous le savons bien et mon client regrette d'ailleurs beaucoup ce qu'il a fait». L'après-midi, Pol Marchal, faisant un effort sur lui-même, a rejoint l'audience.
Le papa d'An Marchal n'a pas eu l'interprète qu'il demandait. Il ne peut suivre les débats. La salle d'audience a été hautement sécurisée.
Belga
AMBIANCE
Tous de braves gens, sans doute. Ils sont cinquante membres des comités blancs à avoir fait le déplacement, lundi au palais de justice de Liège, pour la première audience de la chambre des mises en accusation qui examine, la semaine durant, le renvoi des inculpés de l'affaire Dutroux aux assises. Tous braves, mais quelques-uns sont nerveux. Leur ire se focalise, disent leurs calicots, sur Michel Nihoul. Pourtant, ce n'est pas pour eux que le dispositif policier a été renforcé. C'est pour se prémunir contre tout incident - l'évasion de Marc Dutroux du palais de justice de Neufchâteau est encore dans les mémoires - que le procureur général, Anne Thily, a décidé que tout serait sécurisé.
Côté salle d'audience, les fenêtres ont été calfeutrées. Même si la vie de Dutroux ne paraît pas en danger, mieux vaut éviter tout risque, s'est dit le parquet général. Côté public (un couloir du vieux palais qui donne accès à une salle d'ordinaire affectée à d'autres travaux), un portique de sécurité a été installé. Une escouade de policiers limite les entrées aux avocats et aux inculpés libres. Pour le transfert des détenus, des chiens policiers sont même amenés en renfort.
L'arrivée de Michel Nihoul donne le signal d'une manifestation intra muros. En choeur, les «blancs» scandent «Nihoul aux assises», l'un d'eux plus fort que d'autres: il a apporté un mégaphone. On est loin de la sérénité usuelle des lieux. Malgré tout, Nihoul dit être «confiant».
Menace d'attentat?
Soudain, là où on voyait encore l'entrée de la salle d'audience, des armoires métalliques glissent sur le sol, bouchent la vue. Des policiers viennent de compléter leur barrage. L'audience débute.
Après quelque temps, un citoyen, Rolando, s'empare du mégaphone et lance un «appel à la population», contre l'oubli, pour les parents des victimes et pour une «vraie» justice, dit-il.
Sans explication, Georges Frisque, le correspondant de Dutroux qui est à la base de son récent changement d'avocat, est soudain hélé par deux policiers. Il les suit. Peu après, il revient et assure avoir été fouillé. On apprend d'une autre source que «ce n'est pas sans raison», pas au hasard. Un bruit circulait à propos de Frisque... qui profite de l'occasion pour se montrer à nouveau aux caméras et débiter ses hypothèses, fumeuses. Et puis c'est l'incident.
Pol Marchal en colère
Soudain, Pol Marchal, seul à être présent au nombre des parents des victimes, sort furieux de la salle d'audience, presque livide de nervosité. Il explique plus tard que, déjà hors de lui parce que la cour lui a refusé un interprète («Je ne peux plus suivre, vous savez»), il avait vu Michel Lelièvre, l'un des complices de Dutroux, se servir d'un téléphone portable et, pis, le faire en se moquant de lui. «Je l'ai frappé, pas fort, pas assez fort, mais je l'ai frappé. Ce n'est pas possible qu'il puisse téléphoner comme ça!». Ni se moquer.
Les comités blancs s'échauffent, commentent l'événement. Une dame estime qu' «il faut tout casser, sinon rien ne changera». Ce n'est que plus tard que l'avocat de Lelièvre, Me Olivier Slusny, donnera sa version: il téléphonait lui-même à son assistante lorsque celle-ci a souhaité parler à leur client. Lequel a eu, pour l'avocat, un sourire certes mal placé mais sans rapport avec le papa d'An. «Nous comprenons fort bien que M. Marchal soit énervé. Les parents souffrent beaucoup, nous le savons bien et mon client regrette d'ailleurs beaucoup ce qu'il a fait». L'après-midi, Pol Marchal, faisant un effort sur lui-même, a rejoint l'audience.
Members and contributors 2013
| Giuseppe R. Roma | 590 € |
| Salvatore P. Capistrello | 200 € |
| Giancarlo B. Torino | 30 € |
| Marco B. Merano | 20 € |
| Davide B. Prato | 50 € |
| Giuseppe P. Grottammare | 50 € |
| Maurizio T. Roma | 1.000 € |
| Rosa A. Firenze | 590 € |
| Giuliano G. Sondrio | 590 € |
| Sergio Pasquale R. Cremona | 500 € |
| Total SUM | 326.746 € |










