Pregunta parlamentaria de Olivier Dupuis (NI) a la Comisión y respuesta del Sr. Patten en nombre de la Comisión




Preguntas parlamentarias
PREGUNTA ESCRITA E-0318/03
de Olivier Dupuis (NI) a la Comisión
(30 de enero de 2003)

Asunto: Túnez: acoso al abogado Ayadi


El 16 de enero de 2003, el abogado Abderraouf Ayadi, Secretario General del CNLT y miembro del Consejo del Colegio de Abogados tunecino, fue objeto de un trato incorrecto por parte de la policía de fronteras a su regreso de un viaje a París. Fue cacheado y se le requisaron todos los documentos que llevaba consigo (documentos del CNLT, expedientes profesionales, publicaciones), en violación flagrante de las leyes.

Tratos abusivos de esta índole, de los que el Sr. Ayadi ya fue objeto el 9 de enero de 2003 cuando embarcó para París, son nuevos ejemplos de una larga serie de agresiones contra jueces y abogados tunecinos por parte de las autoridades.

¿Cómo valora la Comisión el hecho de que las autoridades tunecinas recurran sistemáticamente a acciones intimidatorias de la más diversa índole contra sus jueces y abogados? ¿Qué iniciativas ha tomado o tomará para que la autoridades tunecinas pongan fin a estas prácticas? ¿Cómo valora la Comisión en general la progresiva degradación de la situación de los derechos humanos en Túnez?

E-0318/03FR
Réponse donnée par M. Patten
au nom de la Commission
(3 mars 2003)


La Commission a été informée tant par le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme que par le Conseil national des libertés en Tunisie des circonstances du départ et du retour de voyage de Maître Ayadi. Ces informations concordent avec les faits rapportés par les mêmes sources faisant état d’intrusions, attribuées aux forces de l’ordre, dans les cabinets de membres proéminents de l’Ordre des avocats et d’intimidation physique de ces mêmes avocats.

Le contrôle des frontières tunisiennes relève bien évidemment des prérogatives strictes des autorités tunisiennes. Toutefois, si ces contrôles devaient porter atteintes aux libertés civiles des citoyens cela relèverait de l’article 2 de l’accord d’association conclu entre la Tunisie et l’Union, et la Commission pourrait soulever le problème dans les instances appropriées du partenariat, après discussion avec les Etats membres.

Dans le cas d’espèce, c’est dans la mesure où les incidents rapportés participent d’une évolution générale en matière de droits de l’homme insatisfaisante que l’Union est susceptible de rappeler aux autorités tunisiennes ses obligations ainsi que l’attachement des Etats membres à ces droits et principes fondamentaux. L’Union choisira le moment et le forum opportuns pour exprimer sa préoccupation.