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Guerre
et droit dans les relations entre la République Fédérale de Russie et
la République de Tchétchènie-Itchkéria
de Akhyad Idigov
Il y a encore en Russie des gens qui essayent de faire quelque chose contre
l'extermination en cours du peuple tchétchène. Beaucoup comprennent qu'ils
peuvent se retrouver eux-mêmes dans cette situation dans le futur. Le
pouvoir en place ne protège pas l'individu, mais protège l'empire, ses
activités présentent tous les signes du fascisme. Ce pouvoir ignore le
droit international, et même les lois de la République Fédérale de Russie.
Il serait possible de faire évoluer cette situation difficile seulement
en restaurant la communication, après avoir remis les choses à leur place,
autrement on risquerait de se retrouver dans une impasse. Il est difficile
d'espérer un succès qui s'appuierait seulement sur des demi-mesures. Une
de ces demi-mesures apparaît l'ambiguïté sur la question des relations
russo-tchétchènes. Il est important pour le citoyen russe et les patriotes
au pouvoir de comprendre que leur refus des droits du peuple tchétchène
à disposer d'un gouvernement indépendant fait le jeu de ceux qui souhaitent
la prolongation de la guerre et la part du pire pour la République Fédérale
de Russie. Et une telle situation a sa place aujourd'hui dans le monde.
Un gouvernement de droit indépendant en Tchétchènie est le garant de la
stabilité et de la paix au Caucase. Cela est dans l'intérêt de la République
Fédérale de Russie et du président Poutine. Et c'est dans cette direction
que doivent oeuvrer les défenseurs du droit et les partisans de la paix
au Caucase et en Russie.
Les Tchétchènes avaient le droit de constituer leur gouvernement, et ils
l'ont effectivement fait en 1991 au moment de l'effondrement de l'empire
communiste - l'Union Soviétique. Peu de gens le savent, car les pouvoirs
russes passent sous silence ce passage important pour l'information de
l'opinion publique - le versant juridique et légal des relations entre
la RFR et la République de Tchétchènie-Itchkéria. La République autonome
Tchétchèno-Ingouche est sortie de la constitution de la République Socialiste
Fédérative Soviétique de Russie en accord avec la législation de l'URSS
19 mois avant l'effondrement de l'Union soviétique et n'avait déjà plus
de liens avec les affaires intérieures de la RSFSR. Le nouveau gouvernement
ayant vu le jour après l'effondrement de l'URSS, la Fédération Russe -
la Russie - a conclu un accord fédéral le 31 mars 1992 avec tous les sujets
constituant autrefois la RSFSR. Jusqu'à ce moment, la Tchétchénie avait
déjà une juridiction de gouvernement démocratique indépendant, un président
élu et un parlement, comme dans les 15 autres républiques de l'ancienne
Union Soviétique et la direction du gouvernement tchétchène n'avait le
droit selon sa constitution de signer aucun traité limitant sa souveraineté.
C'est ainsi que la Tchétchènie n'est jamais entrée dans le nouveau gouvernement
de la RF de Russie qui a vu le jour, et la méthode violente de maintien
au sein de la Fédération contredit la constitution de la RF de Russie,
où est établi le caractère volontaire de l'entrée des sujets dans la Fédération.
L'Ingouchetie, qui était entrée au sein de la république Tchétchèno-ingouche
a fait part de son souhait de rejoindre la République Fédérale de Russie.
Le parlement de la RF de Russie a adopté le 4 juin 1992 une loi sur la
création d'une République Ingouche au sein de la RF de Russie. La question
n'a pas été abordée au sujet de la Tchétchènie. La République Tchétchène,
étant attachée au droit international, n'a pas fait obstacle à ce choix.
Des éléments exposés ci-dessus, il apparaît clairement que l'attaque de
l'armée russe en Tchétchénie en décembre 1994 n'était pas " une opération
visant à rétablir l'ordre constitutionnel " comme l'ont affirmé les pouvoirs
russes, mais une agression contre le gouvernement tchétchène souverain
qui eut pour résultat l'accomplissement d'un crime contre le peuple tchétchène
pacifique. La seconde campagne de guerre de la RF de Russie commença le
17 juin 1999 sous le prétexte de lutter contre le terrorisme et l'extrémisme
islamiste en Tchétchènie, mais aussi de préserver l'intégrité de la RF
de Russie. Pour cacher leur agression contre le gouvernement tchétchène
et faire retomber la faute sur les Tchétchènes, les pouvoirs russes utilisent
à cet effet l'incursion du groupe de Bassaïev au Daguestan au milieu d'août
1999, en le faisant passer pour une attaque militaire en RF de Russie
de la part des Tchétchènes. Il est judicieux ici de rappeler le non-respect
du droit et les déformations de la situation réelle qui incombent aux
pouvoirs de la RF de Russie. Ainsi les élections du 27 avril 1997 en Tchétchénie
se sont déroulées non sur la base de la constitution de la RF de Russie,
mais comme des élections régulières du président et du gouvernement tchétchène
au parlement sur les bases de la Constitution de la République Tchétchène
d'Ichkéria, dont l'article premier affirme : " la République Tchétchène
d'Ichkéria est un gouvernement démocratique de droit, souverain et indépendant,
créé à la suite de l'autodétermination du peuple tchétchène. Elle possède
plein pouvoir sur les questions relatives à son territoire et à ses richesses
naturelles, elle définit de façon indépendante sa politique intérieure
et extérieure, adopte la Constitution et les Lois, ayant cours sur son
territoire. La souveraineté gouvernementale et l'indépendance de la République
Tchétchène d'Ichkérias sont indivisibles, immuables et ne relèvent pas
des pouvoirs confiés aux organes du pouvoir gouvernemental ; ". Les élections
du pouvoir dirigeant dans notre pays se sont passées avec le soutien et
sous l'observation de l'Organisation pour la Coopération et la Sécurité
en Europe (OCSE), dont fait partie la RF de Russie, ainsi que de nombreux
observateurs publics de divers pays du monde. Le document publié par l'OCSE
affirme : " En s'appuyant sur toutes les informations, l'OCSE constate
que les élections reflètent la bonne volonté de ceux qui avaient le droit
d'affirmer et de former une base légale pour les nouveaux pouvoirs. Les
élections se sont pareillement déroulées de manière satisfaisante. Grozny,
28 janvier 1997 ".
Qu'était-ce donc ? La reconnaissance de la structure de l'Etat tchétchène
ou un refus de reconnaissance ? Il était alors clair pour tous que cela
était la reconnaissance du droit du peuple tchétchène au niveau international,
y compris de la part de la RF de Russie. Le traité qui a suivi, " Traité
de paix et sur les principes régissant les liens réciproques entre la
république de Tchétchénie-Itchkéria et la République Fédérale de Russie"
du 12 mars 1997, a consolidé le statut de la Tchétchènie par rapport au
droit. L'hypocrisie dont a fait preuve la RF de Russie à la suite de cela,
en refusant les faits établis et en affirmant que la Tchétchénie fait
partie de la RF de Russie , reflète les intérêts des partisans de la guerre
au Caucase , qui ont joué de leur influence sur l'OCSE, et aussi sur la
RF de Russie. Ainsi le droit légitime du peuple tchétchène à la sécurité
de son existence, renforcé de surcroît par des décisions prises sur la
base de toutes les normes légales en vigueur dans le monde, ne signifiait
rien pour les forces essayant de réactiver la guerre. Un blocus total
a commencé contre la Tchétchènie du côté de la RF de Russie et le reste
du monde s'est tu à ce sujet. La voix des représentants du pouvoir légal
en Tchétchènie a été bloquée au Conseil des Ministres ( ?) de la RF de
Russie et dans le reste du monde, et ceci continue encore aujourd'hui.
Les criminels de n'importe quelle nation doivent être jugés selon la loi,
il n'y en a pas eu moins en pourcentage en RF de Russie qu'en Tchétchènie.
Un grand nombre des crimes spectaculaires en Tchétchénie ont été dirigés
de façon à discréditer le pouvoir démocratique en Tchétchénie et relevaient
de la provocation. Derrière ses crimes se tiennent ceux qui soutiennent
la continuation des actions de guerre au Caucase. Ces forces se trouvaient
autant à l'intérieur de la Tchétchènie et de la Russie que dans le reste
du monde. La République tchétchène d'Ichkeria s'est opposée à cela, mais
toutes les forces des partisans de la paix dans tous les pays n'ont pas
réussi à s'unir et à empêcher l'offensive de la guerre. La faute du gouvernement
de Tchétchènie est de ne pas avoir pu conserver la paix, en étant presque
le seul à s'opposer à la force unie des partisans de la guerre. C'est
le peuple tchétchène qui en a le plus souffert, mais c'est tout le Caucase
qui est touché. L'Occident a utilisé le 11 septembre 2001 et a obtenu
ce qu'il cherchait depuis longtemps à obtenir - une ouverture sur les
puits de la Caspienne et de l'Asie Centrale avec une sortie vers l'Océan
Indien en contournant la Russie. Le Président Eltsine a mis sur le trône
son héritier, la RF de Russie s'est mise à de faire de plus en plus référence
aux " valeurs " communistes, en exaltant le bourreau Staline. Le processus
d'opposition aux actes criminels du pouvoir des partisans de la paix se
déroule mollement avec l'illusion d'une issue, amplifié par l'intoxication
du peuple russe de la part des forces soutenant la continuation de la
guerre au Caucase et peut conduire à l'impasse et à la dévastation morale,
si l'on ne choisit pas un cours plus adapté qui aille dans la bonne direction.
Il est clair que la Tchétchènie et la RF de Russie ne peuvent plus être
sous le même toit tant qu'existera cette politique russiste de haine de
l'homme. En outre, il n'est dans l'intérêt d'aucune des parties de poursuivre
l'impasse dans les relations réciproques. Il faut du temps pour effacer
une hostilité réciproque. Et les peurs que la RF de Russie s'effondre
au cas où la Tchétchènie en sortirait sont une erreur où les partisans
de la guerre et les partisans d'un arrangement global du monde entraînent
les russes.
Il convient de rappeler leurs erreurs aux institutions et à leurs représentants
qui persistent toujours à présenter les tchétchènes comme un peuple inférieur,
comme s'ils étaient incapables d'avoir leur gouvernement : les tchétchènes
ont eu leur gouvernement, également dans le passé, qui s'est opposé avec
succès pendant plus de 25 ans à la Russie Tsariste dans sa guerre coloniale.
Malheureusement, beaucoup d'institutions en RF de Russie comme à l'Ouest
passent cela sous silence et il semble que beaucoup d'entre eux ne comprennent
pas la profondeur de l'enjeu, et prêtent main forte involontairement à
ceux qui savent ce qu'ils font, en faisant le jeu des partisans de la
guerre. Les Tchétchènes ont rétabli leur gouvernement en 1991 et le refus
du droit à une structure d'Etat tchétchène et la dissimulation du fait
de son rétablissement dans la légalité est la poursuite d'une politique
impériale d'anéantissement de notre peuple mais de façon encore plus perverse.
Il s'ensuit que les forces de la guerre en RF de Russie ont effectué une
seconde agression contre la RT d'Itchkéria le 17 juillet 199, après avoir
commencé en 1994 et essayent illégalement d'installer un régime marionnette
sur le territoire du gouvernement tchétchène indépendant en utilisant
leur influence au niveau international.
Cependant, tout cela contredit le droit international, la législation
de la RF de Russie et la loi de la République Tchétchène d'Itchkéria "
A propos des organes de pouvoir gouvernemental pendant la période d'occupation
de la république tchétchène d'Itchkéria ", qui considère comme illégales
n'importe quelles élections, organisées par un régime d'occupation et
donne le droit de proroger les pleins pouvoirs du pouvoir exécutif de
la République tchétchène d'Ichkéria jusqu'au retrait du territoire du
pays des forces armées d'occupation de l'adversaire. L'arrêté à ce sujet
a déjà été pris par le Parlement de la république tchétchène d'Itchkéria.
Et toute élection en Tchétchènie d'un régime d'occupation est illégitime
et ne peut résoudre la question du rétablissement de la paix au Caucase.
C'est cette décision même que le président de la République tchétchène
d'Itchkéria A. Maskhadov a consolidée avec son décret. Le droit du peuple
tchétchène ne peut être changé par personne et à aucun moment.
Les partisans de la guerre en RF de Russie essayent d'induire en erreur
le PACE (Conseil de l'Europe ?), en bloquant dès le début de l'agression
l'accès à la Tchétchènie des représentants de la communauté internationale
et du peuple russe, en cachant les crimes de guerre contre le peuple tchétchène.
Ils ont besoin de la guerre au Caucase , ils y ont des intérêts économiques
et politiques, ils doivent cacher les traces de leur crime.
A l'Ouest, en RF de Russie et en Tchétchènie, ceux qui désirent la stabilité
et la paix au Caucase doivent s'efforcer de les obtenir par le renforcement
d'un gouvernement tchétchène de droit. En dernière analyse, sans cela
la paix s'avérera fragile. Les Tchétchènes ne voient pas la garantie de
leur sécurité au sein d'un pays où depuis quatre siècles se poursuit le
génocide de leur peuple et où cela est qualifié d'affaire intérieure de
la Russie.
La création d'un Etat de Tchétchènie n'est pas un but en soi, c'est un
des mécanismes bien connus de protection du peuple des menaces internes
et externes dans la communauté des pays du reste du monde, pour les Tchétchènes
- c'est aujourd'hui encore un moyen de sortir des " affaires intérieures
de la Russie ". En rétablissant ce mécanisme en 1991, les tchétchènes
ne vont déjà plus jamais y renoncer.
Akhyad Idigov
Président du comité des affaires extérieures du Parlement de la République
tchétchène d'Itchkéria, 26-12-2001
Guerre et droit dans les relations entre la République Fédérale de Russie
et la République de Tchétchènie-Itchkéria
de Akhyad Idigov
Il y a encore en Russie des gens qui essayent de faire quelque chose contre
l'extermination en cours du peuple tchétchène. Beaucoup comprennent qu'ils
peuvent se retrouver eux-mêmes dans cette situation dans le futur. Le
pouvoir en place ne protège pas l'individu, mais protège l'empire, ses
activités présentent tous les signes du fascisme. Ce pouvoir ignore le
droit international, et même les lois de la République Fédérale de Russie.
Il serait possible de faire évoluer cette situation difficile seulement
en restaurant la communication, après avoir remis les choses à leur place,
autrement on risquerait de se retrouver dans une impasse. Il est difficile
d'espérer un succès qui s'appuierait seulement sur des demi-mesures. Une
de ces demi-mesures apparaît l'ambiguïté sur la question des relations
russo-tchétchènes. Il est important pour le citoyen russe et les patriotes
au pouvoir de comprendre que leur refus des droits du peuple tchétchène
à disposer d'un gouvernement indépendant fait le jeu de ceux qui souhaitent
la prolongation de la guerre et la part du pire pour la République Fédérale
de Russie. Et une telle situation a sa place aujourd'hui dans le monde.
Un gouvernement de droit indépendant en Tchétchènie est le garant de la
stabilité et de la paix au Caucase. Cela est dans l'intérêt de la République
Fédérale de Russie et du président Poutine. Et c'est dans cette direction
que doivent oeuvrer les défenseurs du droit et les partisans de la paix
au Caucase et en Russie.
Les Tchétchènes avaient le droit de constituer leur gouvernement, et ils
l'ont effectivement fait en 1991 au moment de l'effondrement de l'empire
communiste - l'Union Soviétique. Peu de gens le savent, car les pouvoirs
russes passent sous silence ce passage important pour l'information de
l'opinion publique - le versant juridique et légal des relations entre
la RFR et la République de Tchétchènie-Itchkéria. La République autonome
Tchétchèno-Ingouche est sortie de la constitution de la République Socialiste
Fédérative Soviétique de Russie en accord avec la législation de l'URSS
19 mois avant l'effondrement de l'Union soviétique et n'avait déjà plus
de liens avec les affaires intérieures de la RSFSR. Le nouveau gouvernement
ayant vu le jour après l'effondrement de l'URSS, la Fédération Russe -
la Russie - a conclu un accord fédéral le 31 mars 1992 avec tous les sujets
constituant autrefois la RSFSR. Jusqu'à ce moment, la Tchétchénie avait
déjà une juridiction de gouvernement démocratique indépendant, un président
élu et un parlement, comme dans les 15 autres républiques de l'ancienne
Union Soviétique et la direction du gouvernement tchétchène n'avait le
droit selon sa constitution de signer aucun traité limitant sa souveraineté.
C'est ainsi que la Tchétchènie n'est jamais entrée dans le nouveau gouvernement
de la RF de Russie qui a vu le jour, et la méthode violente de maintien
au sein de la Fédération contredit la constitution de la RF de Russie,
où est établi le caractère volontaire de l'entrée des sujets dans la Fédération.
L'Ingouchetie, qui était entrée au sein de la république Tchétchèno-ingouche
a fait part de son souhait de rejoindre la République Fédérale de Russie.
Le parlement de la RF de Russie a adopté le 4 juin 1992 une loi sur la
création d'une République Ingouche au sein de la RF de Russie. La question
n'a pas été abordée au sujet de la Tchétchènie. La République Tchétchène,
étant attachée au droit international, n'a pas fait obstacle à ce choix.
Des éléments exposés ci-dessus, il apparaît clairement que l'attaque de
l'armée russe en Tchétchénie en décembre 1994 n'était pas " une opération
visant à rétablir l'ordre constitutionnel " comme l'ont affirmé les pouvoirs
russes, mais une agression contre le gouvernement tchétchène souverain
qui eut pour résultat l'accomplissement d'un crime contre le peuple tchétchène
pacifique. La seconde campagne de guerre de la RF de Russie commença le
17 juin 1999 sous le prétexte de lutter contre le terrorisme et l'extrémisme
islamiste en Tchétchènie, mais aussi de préserver l'intégrité de la RF
de Russie. Pour cacher leur agression contre le gouvernement tchétchène
et faire retomber la faute sur les Tchétchènes, les pouvoirs russes utilisent
à cet effet l'incursion du groupe de Bassaïev au Daguestan au milieu d'août
1999, en le faisant passer pour une attaque militaire en RF de Russie
de la part des Tchétchènes. Il est judicieux ici de rappeler le non-respect
du droit et les déformations de la situation réelle qui incombent aux
pouvoirs de la RF de Russie. Ainsi les élections du 27 avril 1997 en Tchétchénie
se sont déroulées non sur la base de la constitution de la RF de Russie,
mais comme des élections régulières du président et du gouvernement tchétchène
au parlement sur les bases de la Constitution de la République Tchétchène
d'Ichkéria, dont l'article premier affirme : " la République Tchétchène
d'Ichkéria est un gouvernement démocratique de droit, souverain et indépendant,
créé à la suite de l'autodétermination du peuple tchétchène. Elle possède
plein pouvoir sur les questions relatives à son territoire et à ses richesses
naturelles, elle définit de façon indépendante sa politique intérieure
et extérieure, adopte la Constitution et les Lois, ayant cours sur son
territoire. La souveraineté gouvernementale et l'indépendance de la République
Tchétchène d'Ichkérias sont indivisibles, immuables et ne relèvent pas
des pouvoirs confiés aux organes du pouvoir gouvernemental ; ". Les élections
du pouvoir dirigeant dans notre pays se sont passées avec le soutien et
sous l'observation de l'Organisation pour la Coopération et la Sécurité
en Europe (OCSE), dont fait partie la RF de Russie, ainsi que de nombreux
observateurs publics de divers pays du monde. Le document publié par l'OCSE
affirme : " En s'appuyant sur toutes les informations, l'OCSE constate
que les élections reflètent la bonne volonté de ceux qui avaient le droit
d'affirmer et de former une base légale pour les nouveaux pouvoirs. Les
élections se sont pareillement déroulées de manière satisfaisante. Grozny,
28 janvier 1997 ".
Qu'était-ce donc ? La reconnaissance de la structure de l'Etat tchétchène
ou un refus de reconnaissance ? Il était alors clair pour tous que cela
était la reconnaissance du droit du peuple tchétchène au niveau international,
y compris de la part de la RF de Russie. Le traité qui a suivi, " Traité
de paix et sur les principes régissant les liens réciproques entre la
république de Tchétchénie-Itchkéria et la République Fédérale de Russie"
du 12 mars 1997, a consolidé le statut de la Tchétchènie par rapport au
droit. L'hypocrisie dont a fait preuve la RF de Russie à la suite de cela,
en refusant les faits établis et en affirmant que la Tchétchénie fait
partie de la RF de Russie , reflète les intérêts des partisans de la guerre
au Caucase , qui ont joué de leur influence sur l'OCSE, et aussi sur la
RF de Russie. Ainsi le droit légitime du peuple tchétchène à la sécurité
de son existence, renforcé de surcroît par des décisions prises sur la
base de toutes les normes légales en vigueur dans le monde, ne signifiait
rien pour les forces essayant de réactiver la guerre. Un blocus total
a commencé contre la Tchétchènie du côté de la RF de Russie et le reste
du monde s'est tu à ce sujet. La voix des représentants du pouvoir légal
en Tchétchènie a été bloquée au Conseil des Ministres ( ?) de la RF de
Russie et dans le reste du monde, et ceci continue encore aujourd'hui.
Les criminels de n'importe quelle nation doivent être jugés selon la loi,
il n'y en a pas eu moins en pourcentage en RF de Russie qu'en Tchétchènie.
Un grand nombre des crimes spectaculaires en Tchétchénie ont été dirigés
de façon à discréditer le pouvoir démocratique en Tchétchénie et relevaient
de la provocation. Derrière ses crimes se tiennent ceux qui soutiennent
la continuation des actions de guerre au Caucase. Ces forces se trouvaient
autant à l'intérieur de la Tchétchènie et de la Russie que dans le reste
du monde. La République tchétchène d'Ichkeria s'est opposée à cela, mais
toutes les forces des partisans de la paix dans tous les pays n'ont pas
réussi à s'unir et à empêcher l'offensive de la guerre. La faute du gouvernement
de Tchétchènie est de ne pas avoir pu conserver la paix, en étant presque
le seul à s'opposer à la force unie des partisans de la guerre. C'est
le peuple tchétchène qui en a le plus souffert, mais c'est tout le Caucase
qui est touché. L'Occident a utilisé le 11 septembre 2001 et a obtenu
ce qu'il cherchait depuis longtemps à obtenir - une ouverture sur les
puits de la Caspienne et de l'Asie Centrale avec une sortie vers l'Océan
Indien en contournant la Russie. Le Président Eltsine a mis sur le trône
son héritier, la RF de Russie s'est mise à de faire de plus en plus référence
aux " valeurs " communistes, en exaltant le bourreau Staline. Le processus
d'opposition aux actes criminels du pouvoir des partisans de la paix se
déroule mollement avec l'illusion d'une issue, amplifié par l'intoxication
du peuple russe de la part des forces soutenant la continuation de la
guerre au Caucase et peut conduire à l'impasse et à la dévastation morale,
si l'on ne choisit pas un cours plus adapté qui aille dans la bonne direction.
Il est clair que la Tchétchènie et la RF de Russie ne peuvent plus être
sous le même toit tant qu'existera cette politique russiste de haine de
l'homme. En outre, il n'est dans l'intérêt d'aucune des parties de poursuivre
l'impasse dans les relations réciproques. Il faut du temps pour effacer
une hostilité réciproque. Et les peurs que la RF de Russie s'effondre
au cas où la Tchétchènie en sortirait sont une erreur où les partisans
de la guerre et les partisans d'un arrangement global du monde entraînent
les russes.
Il convient de rappeler leurs erreurs aux institutions et à leurs représentants
qui persistent toujours à présenter les tchétchènes comme un peuple inférieur,
comme s'ils étaient incapables d'avoir leur gouvernement : les tchétchènes
ont eu leur gouvernement, également dans le passé, qui s'est opposé avec
succès pendant plus de 25 ans à la Russie Tsariste dans sa guerre coloniale.
Malheureusement, beaucoup d'institutions en RF de Russie comme à l'Ouest
passent cela sous silence et il semble que beaucoup d'entre eux ne comprennent
pas la profondeur de l'enjeu, et prêtent main forte involontairement à
ceux qui savent ce qu'ils font, en faisant le jeu des partisans de la
guerre. Les Tchétchènes ont rétabli leur gouvernement en 1991 et le refus
du droit à une structure d'Etat tchétchène et la dissimulation du fait
de son rétablissement dans la légalité est la poursuite d'une politique
impériale d'anéantissement de notre peuple mais de façon encore plus perverse.
Il s'ensuit que les forces de la guerre en RF de Russie ont effectué une
seconde agression contre la RT d'Itchkéria le 17 juillet 199, après avoir
commencé en 1994 et essayent illégalement d'installer un régime marionnette
sur le territoire du gouvernement tchétchène indépendant en utilisant
leur influence au niveau international.
Cependant, tout cela contredit le droit international, la législation
de la RF de Russie et la loi de la République Tchétchène d'Itchkéria "
A propos des organes de pouvoir gouvernemental pendant la période d'occupation
de la république tchétchène d'Itchkéria ", qui considère comme illégales
n'importe quelles élections, organisées par un régime d'occupation et
donne le droit de proroger les pleins pouvoirs du pouvoir exécutif de
la République tchétchène d'Ichkéria jusqu'au retrait du territoire du
pays des forces armées d'occupation de l'adversaire. L'arrêté à ce sujet
a déjà été pris par le Parlement de la république tchétchène d'Itchkéria.
Et toute élection en Tchétchènie d'un régime d'occupation est illégitime
et ne peut résoudre la question du rétablissement de la paix au Caucase.
C'est cette décision même que le président de la République tchétchène
d'Itchkéria A. Maskhadov a consolidée avec son décret. Le droit du peuple
tchétchène ne peut être changé par personne et à aucun moment.
Les partisans de la guerre en RF de Russie essayent d'induire en erreur
le PACE (Conseil de l'Europe ?), en bloquant dès le début de l'agression
l'accès à la Tchétchènie des représentants de la communauté internationale
et du peuple russe, en cachant les crimes de guerre contre le peuple tchétchène.
Ils ont besoin de la guerre au Caucase , ils y ont des intérêts économiques
et politiques, ils doivent cacher les traces de leur crime.
A l'Ouest, en RF de Russie et en Tchétchènie, ceux qui désirent la stabilité
et la paix au Caucase doivent s'efforcer de les obtenir par le renforcement
d'un gouvernement tchétchène de droit. En dernière analyse, sans cela
la paix s'avérera fragile. Les Tchétchènes ne voient pas la garantie de
leur sécurité au sein d'un pays où depuis quatre siècles se poursuit le
génocide de leur peuple et où cela est qualifié d'affaire intérieure de
la Russie.
La création d'un Etat de Tchétchènie n'est pas un but en soi, c'est un
des mécanismes bien connus de protection du peuple des menaces internes
et externes dans la communauté des pays du reste du monde, pour les Tchétchènes
- c'est aujourd'hui encore un moyen de sortir des " affaires intérieures
de la Russie ". En rétablissant ce mécanisme en 1991, les tchétchènes
ne vont déjà plus jamais y renoncer.
Akhyad Idigov
Président du comité des affaires extérieures du Parlement de la République
tchétchène d'Itchkéria
26-12-2001
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