Regina Louf se rebiffe
Le Matin du 6 décembre 2000 - par Jean-Pierre De Staercke

Procès. Plusieurs millions réclamés à des journalistes et à Eerdekens

Regina Louf, mieux connue sous son dom de code anonyme X1, désire faire rendre gorge à cuex qu'elle désigne comme ses calomniateurs. Epinglé pour leurs bafouilles qulifiées d'injurieuses par la jeune femme, les journalistes Philippe Brewaeys, Jean-Frédérik Deliège et René-Philippe Dawant jouent leur scalp devant devant la désormais célèbre 14e chambre civile de Bruxelles. Regina Louf réclame à Brewaeys et Deliège quelques 2,4 millions et au troisème 1 million. Elle ne pardonne pas non plus au député-bourgemestre d'Andenne, Claude Eerdekens, d'avoir étalé dans la presse des opinions jugées, selon elle, diffamantes et compte bien lui faire allonger une brique.


Me Patricia van der Smissen, conseil de Regina Louf, avait ouvert le feu des hostilités depuis plus d'une heure, hier matin, lorsqu'un couac est venu gripper la machine: en parcourant les conclusions déposée par l'avocate, la juge suppléante Van Damme s'est aperçue qu'un témoin cité abondamment était une de ses connaissances. Se gardant de prêter le flanc à des attaques potentielles dans un dossier aussi médiatiquement sensible, la magistrate a demandé à être remplacée. Les débats reprendront donc à zéro le 12 mars prochain avec un siège autrement constitué.
Auparavant, Me van der Smissen a rappelé comment, après la mise sur la touche des enquêteurs Patrieck De Baets et Aimé Bille par le commandant Duterme, les relecteurs ont traité de "manière méprisante et ordurière" Regina Louf.

Et la robine d'envoyer perfidement: "Tony V., confronté à Regina Louf, a admis avoir eu des relations sexuelles avec celle-ci lorsqu'elle avait 12 ans et lui 39, en parfaite connaissance de cause de la part de ses parents. Tony aurait également avoué l'avoir 'prêtée'. Ces aveux démontraient notamment que les parents de la concluante avaient menti et que certaines de ses amies de classe, qui confirmaient une partie de ses déclarations, avaient di la vérité.

Le parquet de Gand se borna à dire que la concluante était précoce, amoureuse et consentante à cette relation, et que les faits étaient prescrits! Affirmations hautement contestables" Qui oserait encore prétendre que les propos de Regina Louf sont des "louferies" sur toute la ligne?