Switzerland: a model for reducing "drug harm"


Strasbourg, 20.02.2001 - Legal sanctions against drug possession and use appear to have no effect whatsoever, says a report adopted today by the Parliamentary Assembly's Social, Health and Family Affairs Committee.

The drug policies of Council of Europe member states should instead concentrate on the achievable goal of reducing "drug harm" - a broader concept which takes into account drug-related deaths, diseases and crime.

In a draft recommendation, the committee commends the approach taken by Switzerland, which has significantly reduced drug-related deaths since 1994 using controversial prevention and treatment programmes including needle exchanges, injection rooms, heroin for severely addicted users, and housing and employment programmes for addicts.

The United Kingdom and Sweden, on the other hand, rely mainly on severe legal penalties for drug possession and use, despite evidence that this approach lacks utility, the committee notes.

The report, by Paul Flynn (United Kingdom, SOC), concludes that until reliable comparable data are available for a larger group of countries, an objective assessment of the success or failure of different European drug policies is almost impossible - with the result that policy continues to be made "in a vacuum". Standardisation of research and data recording methods across Europe is therefore urgently required.

In the meantime, say the parliamentarians, states should adopt policies which reflect awareness of a likely causal link between deprivation and drug harm, as suggested by recent research from the United Kingdom.

The draft recommendation adopted by the committee will be debated by the Parliamentary Assembly - bringing together parliamentarians from all 43 Council of Europe member states - later this year.

La Suisse, un exemple à suivre pour réduire les dommages causés par la drogue


Paris, 20.02.2001 * Les sanctions légales prises à l'encontre des détenteurs et des consommateurs de drogue semblent rester sans effet, souligne un rapport adopté aujourd'hui par la Commission des affaires sociales, de la santé et de la famille de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Les Etats membres du Conseil de l'Europe devraient plutôt axer leur politique en matière de drogue sur un objectif réaliste: la limitation des conséquences sociales de la toxicomanie * notion plus vaste, qui prend en compte les décès, les maladies et les crimes liés à la drogue.

Dans un projet de recommandation, la Commission propose l'approche adoptée par la Suisse, qui, depuis 1994, a réduit considérablement le nombre des décès liés à la drogue en utilisant des programmes de prévention et de traitement controversés, comportant l'échange de seringues, la mise à disposition de salles d'injection, la fourniture d'héroïne aux toxicomanes fortement dépendants, ainsi que des programmes de logement et d'emploi pour les toxicomanes.

La Commission remarque, par contre, que le Royaume-Uni et la Suède ont choisi d'appliquer des sanctions légales sévères pour la possession et l'utilisation de drogues, malgré les preuves de l'inefficacité de cette méthode.

Le rapport établi par Paul Flynn (Royaume-Uni, SOC) conclut que tant que l'on ne disposera pas de données fiables et comparables concernant un groupe important de pays, il sera pratiquement impossible d'évaluer objectivement le succès ou l'échec des différentes politiques européennes en matière de drogue * si bien que ces politiques continueront d'être élaborées sans aucun repère. Il faut donc, de toute urgence, normaliser la recherche et les méthodes d'enregistrement des données dans toute l'Europe.

En attendant, les parlementaires ont déclaré que les Etats devraient adopter des politiques reflétant la conscience d'un probable lien de causalité entre la pauvreté et les conséquences sociales de la toxicomanie, comme le suggère une recherche récente effectuée au Royaume-Uni.

Le projet de recommandation adopté par la Commission sera examiné par la Commission permanente de l'Assemblée parlementaire * qui réunit des parlementaires des quarante-trois Etats membres du Conseil de l'Europe * au cours de sa réunion à Istanbul (21*23 mai 2000).